Les évêques du diocèse ont fait son histoire

Sous le thème « Héritage, Présence, Espérance » que le diocèse de Valleyfield fête, cette année, son 125e anniversaire.

Patrimoine Aux dires de l’abbé André Lafleur, coordonnateur de l’action pastorale diocésaine à Valleyfield, l’histoire du diocèse en est une d’amour et de foi.  En fait, les huit évêques qui se sont succédé depuis la fondation en avril 1892 ont été ceux qui auront marqué de l’histoire. Il faut savoir qu’avant l’apparition du diocèse, les paroisses de la région étaient sous l’égide de Montréal et, avant cela, de Québec.

Rôle marquant

De fait, si chaque évêque a été différent dans sa façon d’administrer, ils ont tous laissé leur marque, un héritage pour l’Église de la région. Pour un, le premier, Mgr Joseph-Médar Émard, qui a été évêque de 1892 à 1923 avait tout un défi à relever. « Il avait tout à bâtir et il était un homme de son  temps. Il y avait déjà 35 paroisses ici et 6 nouvelles se sont ajoutées au cours des 30 ans où il a eu la responsabilité du diocèse, en plus des nombreuses communautés religieuses qui se sont implantées ici, raconte l’abbé Lafleur, qui rappelle la fondation du séminaire de Valleyfield sous son égide. Il a donné un essor à l’éducation », dira André Lafleur qui ajoute que l’aspect vocationnel était aussi important pour Mgr Émard. L’Église est très florissante à l’époque et Mgr Émard a voulu redonner l’ampleur de l’Église de jadis avec toute son effervescence.  Au niveau social, Valleyfield a vu naître l’hôpital grâce aux sœurs de la Providence.

Celui qui lui a succédé est un père Dominicain, Raymond-Marie Rouleau. S’il n’a été évêque que trois ans, une paroisse a été fondée et le couvent des Dominicaines a fait son apparition en 1925.

Mgr Langlois

Arrivé en 1926, Mgr Joseph Alfred Langlois a marqué considérablement l’histoire du diocèse étant en poste pendant 40 ans soit de 1926 à 1966. « Moraliste, Mgr Langlois avait un sens très paternel. L’Action catholique était importante pour lui. Il va fonder le journal diocésain pour enseigner la doctrine sociale de l’église. Il croit beaucoup au rayonnement des communautés religieuses », décrit l’abbé Lafleur qui le considère comme étant un grand orateur et un homme d’une grande dévotion.

Sa grande peine ? L’incendie qui a ravagé la cathédrale en juin 1933. « Mais il a voulu reconstruire immédiatement après en lui donnant une certaine ressemblance avec Sainte-Anne-de-Beaupré. Dès 1935, le cardinal Villeneuve venait la bénir. Pas moins de 20 nouvelles paroisses et deux dessertes sont apparues au cours de ces 40 années sans oublier la venue de  7 nouvelles communautés religieuses.

Mgr Percival Caza n’a été évêque du diocèse que trois ans (1966-1969).  Il a participé au concile Vatican II et était un grand ami du cardinal Léger. « Il était avant-gardiste. Il a fait la promotion du laïcat. Avant lui, on assistait à une messe. Maintenant, on participe à la messe. C’était une époque où l’Église commençait à vivre un déclin », révèle André Lafleur. C’est sous l’administration de Mgr Caza que l’on comptait le plus de prêtres dans le diocèse soit 163.

De 1969 à 1975, porté sur l’aspect social, Mgr Guy Bélanger a pris les commandes dans une époque de consolidation. « Il était très proche des jeunes. D’ailleurs, son testament prévoyait que des jeunes le mettent en terre », dira l’abbé Lafleur à son sujet.

Son successeur, Mgr Robert Lebel, a été l’administrateur du diocèse pendant 24 ans soit de 1976 à 2000. « Il était un excellent prédicateur et proche des gens. Il a fait la promotion de la femme dans l’Église. Pour lui, il était important de profiter de leur talent. Homme de lettres, il est parti parce que, rendu à son âge, 75 ans, un évêque doit donner sa démission », relate André Lafleur, la référence en histoire pour le diocèse.

Les plus jeunes se souviendront de Mgr Luc Cyr qui aura été évêque de 2000 à 2011. « Pour lui, le statu quo n’était plus possible et les paroisses ont subi un important réaménagement. Ainsi, de 63 paroisses, on est passé à 25 paroisses. Il fallait s’unir pour ne pas mourir et plusieurs paroisses ont été fusionnées », se souvient l’abbé. Avec des priorités mises sur la famille, et la communauté humaine, il a bâti avec passion et a apporté du bon.

Mgr Cyr a vécu, comme Mgr Langlois avant lui, une grande épreuve avec l’incendie de la cathédrale en septembre 2002.

Celui qui est évêque depuis 2012, Noël Simard, lui aussi garde le focus sur la famille et sur la personne humaine.

Actuellement, le diocèse est en pleine campagne de financement, pour la réfection des clochers, notamment. « Nous avons déjà bénéficié de la générosité des gens. Juste pour les clochers, on parle d’un coût total de 4 M$. Nous avons encore besoin de 2 M$ pour terminer la réfection, » de conclure André Lafleur.  —

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