Les écoles de la région en mauvais état ou pas?

Mardi, La Presse publiait un dossier sur l’état des écoles révélant la situation alarmante des établissements de Montréal, mais aussi les cotes de chaque commission scolaire, dont celle de la commission Scolaire des Trois-Lacs (CSTL) classée « D-Mauvais ». La présidente de la CSTL, Francine St-Denis, a accepté de s’expliquer, tout en apportant quelques précisions.

«Je ne suis pas tombée en bas de ma chaise quand j’ai vu ça. Je me suis dit, ils n’ont pas les bons chiffres. On ne sait pas de quand datent ces chiffres, mais ça fait plus d’un an qu’on suit la chose. Il y a eu un nouveau système mis en place, Simac, et ç’a sorti ces chiffres-là. On a demandé au ministère de l’Éducation de revoir la cote sur trois bâtiments, entre autres, car il y en a deux pour lesquels ils nous les ont cotés à 100 %. Ça veut dire on met l’école à terre et il faut la recommencer », répond Francine St-Denis, insistant sur le fait que les chiffres ne sont pas bons.

Des chiffres vétustes

Dans le document rendu public par le ministère de l’Éducation, il y a quelques jours, tous les pourcentages de vétusté et la cote d’état par bâtiment de chacune des 72 commissions scolaires au Québec sont compilés. Une note globale est accordée à chacune d’elles.

On pouvait y lire que l’indice de vétusté pour l’ensemble des bâtiments de la commission scolaire des Trois-Lacs était de 17,43% et que la cote était de « D-Mauvais », une cote donnée à 19 autres commissions scolaires au Québec. Fait marquant, trois bâtiments obtenaient la cote « E-Très mauvais » dont deux avec un indice de vétusté de 100 %, l’école Léopold-Carrière et de l’Épervière. Le troisième bâtiment était la piscine de la Cité-des-Jeunes avec un indice de vétusté de 30,76%.

Francine St-Denis a tenu à expliquer qu’avec les travaux effectués dans les dernières années, ces résultats ne seront plus valables après le 31 mars 2017, puisque le Ministère fera la mise à jour des chiffres. Les travaux à l’Épervière et Léopold-Carrière touchaient la réfection de toit, la mise à niveau du chauffage, le nettoyage du système de ventilation, la réfection des planchers et des blocs sanitaires.

« Après le 31 mars, l’école Léopold-Carrière, on va lire qu’elle va être à 27,3% au lieu de 100%. Il y a des travaux en cours, depuis l’an passé. L’année passée et cette année, il y a plus de 600 000 $ qui ont été investis. L’année prochaine, un autre 425 000 $ sera investi. L’école de l’Épervière qui est à 100% dans le document, va tomber à 4,5%. On est loin du 100% et il faut la démolir », s’exclame Francine St-Denis, ajoutant que la moyenne des écoles n’est pas dans « E-Très mauvais », elle se situe davantage dans satisfaisant, bon ou très bon. La majorité des indices de vétusté des écoles se situe en deçà de 15% précise-t-elle.

Fière du parc immobilier

La présidente de la commission scolaire des Trois-Lacs n’est pas inquiète de l’état de ses bâtiments. Elle va même jusqu’à dire qu’elle est fière de l’ensemble de son parc immobilier et des actions que la commission scolaire a posé dans les dernières années. La CSTL a un plan quinquennal et des investissements sont faits annuellement pour améliorer l’état des bâtiments. Ce sont des budgets fermés pour l’entretien des bâtiments, qui sont octroyés à la commission scolaire. Cette dernière décide ensuite quels travaux sont les plus urgents.

«Il y a énormément d’efforts qui ont été mis au cours des dernières années justement pour ne pas se réveiller un matin avec des bâtiments en train de tomber en ruine. Le plus bel exemple est l’école secondaire Soulanges. Elle est belle et magnifique. On l’a fait en plusieurs phases. Il y a plein de modifications qui ont été faites. On n’a jamais eu des bâtiments comme à Montréal », conclut Francine St-Denis, invitant les gens à attendre la nouvelle lecture après le 31 mars.

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