Les députés libéraux contre les méthodes du gouvernement

Francine Charbonneau (au centre) déplore que le gouvernement se serve des commissions scolaires comme autant de boucs émissaires pour sa mauvaise gestion.
Francine Charbonneau (au centre) déplore que le gouvernement se serve des commissions scolaires comme autant de boucs émissaires pour sa mauvaise gestion.

Hausse des taxes scolaires

La députée de Mille-Îles et porte-parole officielle en matière d’enseignement primaire et secondaire, Francine Charbonneau, était de passage dans Vaudreuil-Soulanges pour commenter la hausse des taxes scolaires. Selon elle, le gouvernement fait porter l’odieux de la faute aux commissions scolaires.

Rappelons que ces dernières semaines, les contribuables vaudreuil-soulangeois ont appris qu’ils devront essuyer une augmentation moyenne de 9 % de leur taxation pour la Commission scolaire des Trois-Lacs (CSTL). Plus précisément, l’organisme aura à amortir une perte en transfert de sept millions de dollars sur trois ans. Les Vaudreuil-Soulangeois ne sont pas les seuls puisque la majorité des contribuables québécois auront à assumer la diminution des transferts gouvernementaux vers les commissions scolaires de la province.

Mécontente de cette situation, Francine Charbonneau sillonne les régions du Québec dans le cadre d’une tournée pour prendre le pouls de la population à la suite des annonces de hausse de taxation scolaire. « Cette tournée aurait dû être faite par le gouvernement afin qu’il puisse constater les besoins dans les commissions scolaires […]. Actuellement, nous avons l’impression que les responsables gouvernementaux n’ont fait que couper arbitrairement ce qui leur semblait être superflu dans les transferts d’argent vers les commissions scolaires », explique l’élue lavalloise.

« Ce qui est partout pareil, poursuit-elle, c’est que le poids fiscal augmente sans cesse pour les Québécois, et cette décision d’augmenter les taxes scolaires pourrait avoir des incidences sur les services rendus aux élèves. »

La députée de Soulanges, Lucie Charlebois, et le député de Vaudreuil, Yvon Marcoux, craignent qu’avec l’augmentation de la clientèle dans les écoles de la région, l’offre de services soit vue à la baisse afin d’équilibrer le budget. Yvon Marcoux explique : « Nous assistons à ce que nous avons déjà vécu sous le dernier gouvernement du Parti québécois à la fin des années 1990. Nous avions connu des coupures partout et des hausses de plusieurs charges différentes. C’est dommage de voir de telles choses se répéter pour la jeunesse. »

Pour Francine Charbonneau, la méthode du gouvernement Marois est insidieuse. « Plutôt que d’augmenter l’imposition sur les revenus et d’assumer cette décision, le gouvernement coupe les subsides aux commissions scolaires qui doivent ajuster leur budget avec la taxation. Le gouvernement fait donc porter l’odieux de la faute aux commissions scolaires », déplore la députée de Mille-Îles.

Pour elle, la solution aurait de rencontrer les représentants des différentes commissions scolaires avant de prendre une décision. « Le gouvernement aurait ainsi pu déterminer ce qui est faisable et ce qui est dommageable. » Lucie Charlebois apporte une lumière différente : « Quand l’économie d’une province va bien, le gouvernement fait plus d’argent en impôt sur le revenu, et il n’a pas besoin de faire des coupures. Dernièrement, nous apprenions que le Québec a perdu 40 000 emplois dans les derniers mois. Ce n’est pas ça une économie en santé. »

Par ailleurs, la CSTL, pour l’exercice financier de 2013-2014, a affecté 900 000 $ à son surplus quantifié à 14 901 400 $ dans les états financiers de 2012. Francine Charbonneau souligne que les commissions scolaires sont autorisées à enregistrer des surplus, mais pas à prévoir des déficits.

À propos de l'auteur

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *