Les Citoyens au Courant : Mises en garde sur l’oléoduc 9b d’Enbridge

SL15-CitoyenCourantLe collectif Les Citoyens au Courant persiste et signe : le projet d’Enbridge mets en péril la sécurité des communautés de Vaudreuil-Soulanges. Ses membres se mobilisent en ce sens cette semaine.

Au printemps, l’oléoduc 9b d’Enbridge sera appelé à subir trois changements majeurs : l’inversement de son flux, une augmentation de 30 % du volume transporté et un changement dans la nature du produit véhiculé.

Or, à quelques mois du fait accompli, les Citoyens au Courant rappellent que l’oléoduc qui a éclaté et qui a causé un désastre environnemental à Kalamazoo, au Michigan, en 2010, était opéré dans les mêmes conditions que celui qui passe notamment par Pointe-Fortune et Rigaud.

Le groupe citoyen s’est donc rendu à la Communauté métropolitaine de Montréal jeudi pour discuter de ces enjeux avec le maire de Montréal Denis Coderre. Les membres du regroupement, en collaboration avec la Coalition Vigilance Oléoducs, ont demandé au Maire Coderre de refuser toute approbation d’inversion sur l’oléoduc Enbridge 9b, tant que des tests hydrostatiques n’auront pas été menés.

Au cours de la journée du 28 février, les Citoyens au Courant circuleront dans les rues de Rigaud pour informer et sensibiliser leurs concitoyens.

Enjeu crucial : les tests hydrostatiques

Les Citoyens au Courant insistent sur une problématique essentielle liée au projet d’Enbridge : la réalisation de tests hydrostatiques.

Selon eux, Enbridge refuse de faire ces tests, malgré les pratiques communes de l’industrie et les demandes en ce sens du Gouvernement du Québec, du Gouvernement de l’Ontario, l’ingénieur indépendant Richard Kuprewicz et la firme d’ingénieurs DynamicRisk.

Un test hydrostatique consiste à envoyer de l’eau à une pression supérieure à la pression maximale d’opération normale de l’oléoduc, permettant ainsi de détecter les failles et fissures qui pourraient mener à une rupture.

Enbridge a demandé à l’Office national de l’Énergie une exemption pour ce test, invoquant un stress trop important sur la structure. « On aimerait mieux que ce soit de l’eau qui détecte les fissures plutôt que du bitume dilué, qui pourrait empoisonner notre eau potable. Il me semble évident qu’on ne teste pas un pipeline avec du pétrole lourd », a dit Katherine Massam, citoyenne de Très-Saint-Rédempteur.

Pour sa part, l’ingénieur Richard Kupewicz a laissé savoir, en août 2013, que l’oléoduc 9b d’Enbridge était à « haut risque de rupture ». Selon les Citoyens au Courant, il quantifie maintenant le risque de rupture à plus de 90 % dans les cinq années suivant l’inversion. « Je ne fais pas souvent de telle déclaration, et surtout pas à la légère », a dit Richard Kuprewicz.

Pour plus d’information, on rejoint Katherine Massam au 514 619-7635, ou Lorraine Caron au caronlor@yahoo.com.

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Journaliste

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