L’église des Cèdres au cœur des célébrations du diocèse

L’église des Cèdres se situe dans la plus ancienne paroisse de Vaudreuil-Soulanges. Photo Stéphane Fortier

Le 20 août prochain, l’église Saint-Joseph-de-Soulanges, aux Cèdres,  sera l’hôte d’une messe soulignant le 125e anniversaire du diocèse de Valleyfield.

Célébrée notamment par l’évêque Mgr Noël  Simard, cette messe se déroulera dans la plus ancienne paroisse de la région. En effet, elle a été fondée en 1752 alors que le territoire était encore sous le régime français. La plus vieille église, quant à elle, se situe à Saint-Polycarpe.

Il faut savoir que la première chapelle aux Cèdres fut construite en 1728 elle servit jusqu’à la construction de la première église en 1781.  L’actuelle église de pierre fut commencée en 1879 et fut inaugurée en 1881 avec ses formes néo-gothiques dues à l’architecte Victor Bourgeau (1809- 1888) qui n’en était pas à sa première église au Québec.

Bien qu’elle soit sensiblement au même endroit que la précédente, la nouvelle église de Soulanges est située en retrait de l’emplacement original. Le terrain gazonné faisant face à l’actuelle devanture est le lieu où jadis se retrouvaient l’édifice et le cimetière de 1781. « Les pierres récupérées lors de leurs démolitions furent utilisées pour élever le mur d’enceinte du cimetière », nous dit l’abbé Gérald Sarreault, curé de la paroisse Saint-Joseph-de-Soulanges et également curé à Saint-Lazare.

À l’intérieur, on y retrouve un orgue historique datant de 1898, conçue par le facteur d’orgues Brodeur.

Le drame

En 1950, le clocher, très haut, et devenu fragile avec le temps,  et suite à de forts vents, la flèche du clocher s’écroule le 14 janvier à 11 h 23. Le clocher était surmonté d’une croix de neuf pieds. C’était une construction pyramidale de près de 20 mètres en bois et tôle. En tombant, du côté de l’école (le couvent à l’époque), sur la couverture de l’église, elle écrasa quinze solides chevrons, se brisa en deux. La partie inférieure, le gros bout, roula alors et s’écrasa sur le sol; la partie supérieure, le petit bout surmonté de la croix, enfonça le transept sud-est de l’église, traversa la voûte, fit éclater le lustre qu’il rencontra en chemin, déchira la toile de la crèche de Noël, frappa la corniche de la statue de la Sainte Vierge laquelle vola en éclats et vint, en brisant sa croix, se planter dans le mur au-dessus de l’autel de la Vierge alors qu’elle demeurait suspendue par son autre bout à la voûte de l’église. Le clocher fut reconstruit, mais avec  6 mètres de moins.

Mais comment se sent un prêtre qui célèbre des messes dans un lieu aussi…patrimonial ? « Vous savez, je suis également curé à Saint-Lazare et je me sens bien auprès de mes deux communautés. Les deux églises sont belles et nous laissent un héritage profond », nous dit l’abbé Sarreault. Pour lui,  il est certain que l’église et la paroisse des Cèdres revêtent un cachet particulier. « Cette église invite à la prière, à la méditation », a remarqué Gérald Sarreault.

Notre curé n’a pu s’empêcher de parler du diocèse et de nos églises, des prêtres d’ici qui, comme le dit le pape François, doivent prendre le tournant missionnaire. « Il faut aller vers les gens et pas rester confinés dans nos églises », d’affirmer l’abbé Sarreault.

À propos de l'auteur

Vous aimerez également

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *