Le segment découvert du pipeline à Saint-Lazare attend toujours d’être réparé

Sylvie Rozon nous montre l’endroit où un segment du pipeline de Trans-Nord est à découvert. Photo Stéphane Fortier

Il y a un an déjà, Sylvie Rozon lançait un cri d’alerte en ce qui a trait à un segment du pipeline, lequel, à cause des effets de l’érosion au fil des années, a perdu une partie de son recouvrement sécuritaire.

Sylvie Rozon est propriétaire d’une terre à Saint-Lazare où passe justement ce segment de pipeline à découvert. Ce n’est qu’en septembre dernier que l’entreprise responsable de ce pipeline, Trans-Nord énumérait à Sylvie Rozon ce qui serait fait pour pallier à la situation. De même, l’entreprise précise que pour aller de l’avant, elle devait faire une demande à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) pour effectuer ces travaux considérés comme non agricoles puisque la terre de Sylvie Rozon est considérée elle, comme agricole. En attendant, Trans-Nord a étendu de la pierraille sur le segment à découvert.

« Ce qui me fâche, c’est que la compagnie m’a dit que tout était normal, que c’était normal que cela sorte de la terre. Rien ne semblait presser pour eux. Même le maire, que j’ai contacté également, m’a dit qu’il n’y avait pas d’histoires à faire avec ça. Heureusement, Daniel Boyer, du Service de Sécurité incendies avait un tout autre discours », rappelle Sylvie Rozon.

Cette dernière fait également remarquer que l’Office nationale de l’énergie (ONE) avait même recommandé que ce pipeline soit fermé parce que Trans-Nord ne respectait pas la pression permise.

« Ce tuyau est vulnérable et lorsque survient la crue des eaux au printemps, l’eau peut se creuser un passage sous ce segment du pipeline et le mettre en état de suspension. Je ne m’inquiète pas seulement pour les dommages qu’une fuite de diesel, qui est transporté par ce pipeline, peut causer sur ma terre et au ruisseau Paiement où le tuyau passe, mais pour les conséquences que cela pourrait avoir sur le lac des Deux Montagnes et la rivière des Outaouais où se déverse le ruisseau. Je m’inquiète pour tout le monde qui pourrait en subir les contrecoups. Il y a 26 usines de filtration qui s’alimentent à partir de la rivière des Outaouais », fait ressortir Sylvie Rozon.

En conclusion, elle croit que dans toute cette histoire, tout ce processus, quelqu’un quelque part n’a pas fait son travail.

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