Le maire Jean-Yves Poirier apaise les inquiétudes

Ce qui devait s’avérer une assemblée plutôt houleuse s’est finalement transformé en un long fleuve plutôt tranquille, le 13 février dernier alors que la Ville de Saint-Polycarpe tenait sa séance publique du conseil municipal mensuel.

Le maire de Saint-Polycarpe, Jean-Yves Poirier, a remis en questions les règlements d’emprunts proposés en décembre dernier.

C’est que la longue liste de règlements d’emprunt proposée lors du dépôt du dernier budget, afin de concrétiser un ensemble de projets, a eu l’heur de déplaire à plusieurs citoyens, lesquels étaient venus manifester leur mécontentement en cette veille de la Saint-Valentin.  On parle ici de projets pouvant totaliser une somme gravitant autour de 11 millions. Sans mentionner que les Polycarpiens s’étaient présentés le couteau entre les dents, disons que, comme le maire Jean-Yves Poirier l’a plutôt décrit, ils étaient venus avec quelques inquiétudes. Le maire a rapidement apaisé la grogne avant même que la séance commence.

D’entrée de jeu, Jean-Yves Poirier a mis carte sur table. « Il n’est pas question de reculer, mais j’arrête néanmoins le processus actuel qui sème l’inquiétude. Je veux que les citoyens soient à l’aise avec nos décisions. Je vote donc contre ces règlements d’emprunt dans leur forme actuel », a déclaré le maire de Saint-Polycarpe.

D’ailleurs, quatre de ces règlements, qui indisposent plusieurs citoyens étaient inscrits à l’ordre du jour de la séance. On parle d’emprunts pour un achat d’un camion incendie au montant de 585 000$, de celui de 3 670 613 $ pour la construction d’un bâtiment regroupant la caserne d’incendie et le garage municipal, d’un autre emprunt de 3 285 883 $ pour la mise à niveau des bureaux administratifs et d’un règlement pour un emprunt de 3 622 510 $ pour la réfection, l’entretien et la mise à niveau des infrastructures municipales. Lorsque le maire a proposé ces règlements, aucun conseiller ne les a appuyés. Une mise à mort dans les règles. Le maire a toutefois rappelé que tous ces règlements d’emprunt avaient été proposés à la population. Les gens pouvaient donc s’y opposer et signer le registre afin de les soumettre par voie de référendum. Pour chacun des règlements d’emprunt, le nombre requis de signature, soit 175, n’avait pas été atteint.

Le maire s’explique

Lorsqu’est venu le temps de parole accordé aux élus, le maire Jean-Yves Poirier y est allé d’un long plaidoyer de non culpabilité. « Comme il se doit, nous avons présenté les pires scénarios. Moi le premier, j’ai trouvé les prix demandés pour la réalisation de ces projets par trop démesurés. Ce sont des coûts que des professionnels proposent, firmes d’ingénierie ou autre. Mais il faut bien convenir que des investissements sont nécessaires. Le camion incendie a dépassé sa durée de vie utile, l’hôtel de ville a besoin de rénovations majeures afin de répondre aux normes, pour ne nommer que ces exemples », a indiqué le maire. Ce dernier a aussi abordé d’autres investissements nécessaires dans l’aréna et au niveau de la rue Legault, notamment. « Tous ces investissements sont susceptibles d’être éligibles à des subventions, mais je le répète, il faut toujours présenter les pires scénarios. Nous trouverons sûrement des solutions alternatives moins coûteuses. Nous vous reviendrons avec d’autres propositions », a justifié le premier citoyen.

Lors de la période de questions allouée aux citoyens, François Ringuette, l’un des plus farouches opposants a ces règlements d’emprunt, a félicité le maire pour ce recul. Cependant, il aimerait que, désormais, les citoyens soient mieux informés concernant les différentes orientations et décisions du conseil.

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