Le folklore merveilleux de Faubert

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Il est difficile d’apposer une étiquette à Michel Faubert. Un peu comme Félix Leclerc, il coiffe plusieurs chapeaux, ceux de poète, metteur en scène, ethnographe, conteur et chanteur.   

Michel Faubert sera en spectacle à la maison Félix-Leclerc, le 10 août à 19 h. Une soirée qui tournera autour du folklore québécois, mais plus particulièrement d’histoire et de chansons issues de la région. Une région qu’il connaît bien, car il a grandi à Choisy, entre Hudson et Rigaud.

Naissance d’un conteur

Les contes et les chansons qui se transmettaient de mère en fille sont sa passion et sa spécialité. Cette grande connaissance, il l’a acquise en consultant des archives, mais surtout en allant à la rencontre des gens au fil des 38 dernières années. Il est entré en contact avec cet univers, pour la première fois, à 17 ans. Il parcourait les villages de la région pour rencontrer les personnes âgées et enregistrer leurs légendes, récits anciens, contes et chansons dans le cadre d’un projet de la Société d’histoire de Soulanges.

« Cela a changé ma vie. On avait l’impression de sauver de l’oubli des trésors qui n’étaient plus chantés. J’ai rencontré Marie-Rose D’Amour, la première chanteuse de complaintes, qui vivait en avant du Collège Bourget. Elle chantait des histoires étranges sortant du moyen âge et qui ne ressemblaient pas aux chansons à répondre que l’on pouvait entendre à la Soirée canadienne. Cela m’avait beaucoup intrigué », raconte Michel Faubert au sujet de son début dans l’univers folklorique.

Homme aux mille projets

Nombreux sont les projets auxquels Michel Faubert participe. S’il s’attaque en ce moment à un vieux rêve d’adolescent, l’écriture d’une pièce de théâtre, il fait aussi partie du groupe Les charbonniers de l’enfer, qui roule sa bosse depuis 21 ans. Le groupe, qui interprète des chansons a capella, a six albums à son actif, le dernier remontant à 2010.

« Le groupe fonctionne un peu plus au ralenti qu’avant. Il y a des moments où l’on se voit plus et des moments où l’on se voit moins. La vie et les projets musicaux nous séparent un peu, mais c’est une histoire de grande amitié. Il va toujours y avoir de la place pour du Charbonniers, au moins de temps en temps », assure Michel Faubert.

En plus de participer à des projets collectifs comme les deux albums Les 12 hommes rapaillés, Michel Faubert cumule un bon nombre de projets personnels comme ses sept albums, dont L’écho des bois a été récompensé du Félix de l’Album folk de l’année, en 1998. En avril dernier, il a lancé un livre-disque intitulé Contes, réunissant des contes traditionnels, des complaintes de son répertoire et des récits inédits.

Chez Félix

Son spectacle Le Chant du silence, qu’il présentera à la maison Félix-Leclerc, sera folklorique avec des contes merveilleux et des complaintes ressemblant à des berceuses. Il interprétera, entre autres, La fille du boulanger qu’il a apprise de Marie-Rose D’Amour. Si l’événement est familial, l’artiste précise que les enfants de moins de huit ans auront peut-être un peu plus de mal à comprendre. Cette soirée sera un beau cadeau pour le public, mais également pour le conteur, honoré de monter sur scène dans ce lieu rempli d’histoire.

« J’ai grandi en écoutant du Félix Leclerc et, bien sûr, j’ai lu Pieds nus dans l’aube. Quand je prenais mon vélo et que je partais de Choisy, j’allais faire un tour à Vaudreuil. Je passais devant la maison de Félix, où il ne vivait plus. C’était impressionnant pour moi de savoir que Félix avait écrit tant de classiques, de belles chansons et de contes à cet endroit-là. Aller conter sur le terrain de Félix, dans ce lieu rempli de vibrations et de l’énergie de Félix c’est très impressionnant pour quelqu’un comme moi », conclut Michel Faubert en précisant qu’il y contera La vendeuse de rêve, un conte inspiré de Le vendeur de rêve de Félix Leclerc.

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