Le BAPE fait connaitre son rapport sur la digue de Les Cèdres

Les travaux de réfection auront des impacts sur les milieux humide et aquatique avec des pertes permanentes et temporaires. (Photo: archives)

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a rendu, le vendredi 6 juillet, son rapport sur le Projet de réfection de la digue de la centrale des Cèdres par Hydro-Québec. 

La commission chargée de l’examen du projet, dont l’enquête a commencé le 26 février dernier, fait état des signes de détériorations facilement observables. «Considérant la vétusté de la digue, les modifications de ses conditions d’exploitation et les signes de détérioration observés, la commission d’enquête conclut que la réfection de la digue est nécessaire», peut-on lire dans le rapport. Toutefois, la commission formule plusieurs avis pour mieux intégrer le projet dans son milieu d’accueil et réduire ou limiter son empreinte écologique.

Toujours selon le document consulté par Viva Média, les travaux de réfection auraient des impacts sur les milieux humide et aquatique avec des pertes permanentes et temporaires. Des impacts sur l’habitat du poisson seraient également attendus, en lien avec les pertes de la végétation aquatique et littorale et avec la perturbation du milieu par les divers travaux de réfection de la digue. Il est donc important qu’un programme de compensation soit planifié, approuvé et mis en place. De façon plus particulière, les pertes temporaires devraient faire l’objet d’un suivi pour assurer leur évaluation en continu et pour mettre éventuellement en place des mesures correctives.

Les plus récentes recherches révèlent que la présence de végétation sur les ouvrages hydrauliques peut nuire à leur entretien et présenter des risques pour leur stabilité, mais elle peut également être avantageuse en contrôlant l’érosion et en jouant des rôles écologiques et paysagers. D’ailleurs, la commission insiste qu’elle partage l »avis d’Hydro-Québec à l’effet qu’il n’est pas souhaitable d’introduire ou de laisser des arbres s’implanter aux endroits où la digue aurait fait l’objet d’une réfection. Elle estime néanmoins qu’il est envisageable et même souhaitable d’y introduire et d’y gérer d’autres formes de couverts végétaux.

Un fait semble vouloir poser problème. Il est désormais connu que la réfection de la digue de la centrale des Cèdres pourrait détériorer la qualité de l’air en raison de l’émission de poussières de sources fixes et mobiles. «Comme Hydro-Québec ne s’est pas engagée à en assurer le suivi, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques devrait exiger qu’un programme de suivi soit mis en place pour s’assurer du respect des normes et procéder à des mesures de mitigation le cas échéant», apprend-on à la lecture du rapport.

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