Laurier Farmer : 50 ans de dévouement

Portrait – L’Abbé Laurier Farmer est un homme calme, sympathique et facile d’approche. C’est le sourire aux lèvres qu’il accepte de partager les souvenirs de ses 50 ans de prêtrise; des souvenirs précieux qu’il dévoile tel un grand livre.

« L’essentiel, c’est d’œuvrer ensemble pour une pastorale évangélique, significative, respectueuse et soucieuse de l’avenir. C’est une tâche qui concerne et implique laïcs, prêtres et personnel pastoral pour l’Église et pour toutes nos communautés » − Laurier Farmer.

Laurier Farmer a vu le jour en 1938, dans le paisible petit village de Sainte-Marthe, dans Vaudreuil-Soulanges. Il a grandi sereinement dans cette belle paroisse au cachet rural et pittoresque.
L’église de Sainte-Marthe, où il a été baptisé en 1938 et ordonné prêtre en 1964, était d’ailleurs chère au cœur de l’évêque de l’époque, monseigneur J. Alfred Langlois, qui la surnommait « sa belle petite cathédrale ». Encore aujourd’hui, Laurier Farmer affectionne son lieu de naissance : « Cette douce campagne, son air pur où il faisait bon vivre et travailler à la ferme paternelle, l’endroit qui a su me garder en bonne santé, constitue le lieu de mes racines et je le chéris encore aujourd’hui », exprime-t-il.

Après des études primaires dans une petite école du rang Saint-Guillaume, il intègre le cours classique au séminaire de Valleyfield. Lorsque vient le temps de prendre une décision pour son avenir, Laurier Farmer surprend son entourage en révélant son projet d’entamer des démarches vers la vocation sacerdotale. Il suit son cœur et poursuit sa formation presbytérale, jusqu’à son ordination en mai 1964.

Les premiers pas

Après son ordination, monseigneur Percival Caza lui confie la tâche de vicaire à la paroisse Cathédrale Sainte-Cécile, à Salaberry-de-Valleyfield. « J’ai adoré ce poste. Ce fut mes bons débuts comme pasteur en paroisse, avec une équipe sacerdotale composée d’excellents curés », se rappelle-t-il.

Cette première expérience riche et enrichissante s’est échelonnée jusqu’en 1970, où il est nommé vicaire à la paroisse Sacré-Cœur de Valleyfield. Il occupe ce poste jusqu’en 1972, année où monseigneur Guy Bélanger lui confie sa toute première cure à la paroisse Très-Sainte-Trinité à Vaudreuil-Dorion.

Une décennie à Vaudreuil-Dorion

Lorsqu’il arrive à Vaudreuil-Dorion, le jeune curé tisse de bons liens avec les pasteurs des paroisses Saint-Michel et Saint-Jean-Baptiste. Il s’implique rapidement dans tous les mouvements et tâches déjà en place : travail dans les écoles, mouvement scout, Chevalier de Colomb et Filles d’Isabelle, entre autres.

En 1975, il inaugure les messes familiales à l’Église Très-Sainte-Trinité, avec l’aide d’Huguette, de Fleurette et de Gisèle. Il contribue également à la mise en place d’un comité de pastorale paroissiale dynamique. « J’ai hautement apprécié tous ceux et celles qui m’ont entouré et secondé durant ces 10 années dans la communauté de Vaudreuil-Dorion », confie-t-il.

En 1982, son parcours le mène alors à Coteau-du-Lac, en la paroisse Saint-Ignace.

Un chapitre à Coteau-du-Lac

Quittant Vaudreuil-Dorion, malgré le grand déchirement de ses anciens paroissiens et celui qu’il vit lui-même en laissant la dynamique paroisse de Très-Sainte-Trinité, il est accueilli à bras ouverts dans ce nouveau milieu. D’autant plus que lorsqu’il arrive en 1982, l’église Saint-Ignace célèbre ses 150 ans. Après un court temps d’apprivoisement, il accède facilement et rapidement aux divers mouvements et activités de cette belle et généreuse collectivité à la fois urbaine et rurale.

En 1983, l’Abbé Farmer inaugure le souper festif de la mi-octobre pour souligner la fête patronale annuelle de Saint-Ignace, fête qui existe depuis. À cette époque, il devient aussi aumônier des Chevaliers de Colomb, 3e et 4e degré.

Puis, à l’été 1992, l’Abbé Farmer reçoit une nouvelle nomination : il devient curé à Sainte-Jeanne-de-Chantal, à Notre-Dame-de-l’Île-Perrot.

Arrivée à Sainte-Jeanne-de-Chantal

Après un au revoir déchirant avec la communauté de Coteau-du-Lac, teinté d’amour et de bons souvenirs, l’Abbé

Daniel Cuillerier
Daniel Cuillerier

Farmer s’enracine à Notre-Dame-de-l’Île-Perrot. Il remplace alors l’Abbé André Lafleur. C’est d’ailleurs ce qui lui inspirera une phrase sympathique : les paroissiens avaient perdu « la fleur » des curés, mais ils ont gagné un « laurier »!

« Cela n’a pas été pas facile pour moi de succéder au super-jeune curé dynamique que fut l’Abbé André Lafleur de 1987 à 1992, pour lequel j’ai beaucoup d’admiration. Mais je suis demeuré moi-même, et le temps a été mon allié », confie-t-il.

En 2000, l’Abbé Farmer, comme webmestre, crée bénévolement le premier site web du diocèse de Valleyfield.

Le 1er juillet 2012, Laurier Farmer prend sa retraite à 74 ans. Cependant, il n’arrête pas là. Il se rend disponible pour aider ses confrères.

Lors des célébrations organisées dans la foulée de sa retraite, l’abbé Richard Wallot lui a offert une homélie magistrale dont voici un extrait :

Vous, fidèles de cette église historique et amis ou parents de Laurier. Si Laurier a été une grâce pour vous, vous aussi avez été une grâce pour Laurier. C’est, en effet, la joie du prêtre que de se sentir accueilli, aimé, aidé dans le ministère pastoral. C’était la joie de Laurier de sentir que vous étiez là avec lui pour garder cette communauté vivante, il a pu compter sur votre amitié et votre collaboration.

 

 

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Journaliste

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