La Sucrerie de la Montagne apporte des précisions

Lors de son point de presse, la Sucrerie de la Montagne a tenu à admettre ses torts, mais aussi à rassurer la population quant à l’état et aux valeurs de l’entreprise familiale. (Photo Daniel Cuillerier)
Lors de son point de presse, la Sucrerie de la Montagne a tenu à admettre ses torts, mais aussi à rassurer la population quant à l’état et aux valeurs de l’entreprise familiale. (Photo Daniel Cuillerier)
Lors de son point de presse, la Sucrerie de la Montagne a tenu à admettre ses torts, mais aussi à rassurer la population quant à l’état et aux valeurs de l’entreprise familiale. (Photo Daniel Cuillerier)
Sucrerie de la Montagne (Photo Daniel Cuillerier)

Jeudi, les dirigeants de la Sucrerie de la Montagne ont tenu à remettre les pendules à l’heure en ce qui a trait aux rumeurs d’insalubrité. Ils répondent ainsi à l’article paru le 3 avril dans un média montréalais.

Et cet article engendre d’énormes pertes de revenus pour l’érablière, qui jouirait normalement d’un temps des sucres festif à cette période de l’année.

Le propriétaire, Pierre Faucher, et le porte-parole de la Sucrerie, Sylvain Migneault, n’ont qu’un seul souhait : faire preuve de transparence afin de regagner la confiance de la population. Selon eux, l’article en question laisse croire à une situation récente alors que celle-ci, datant d’il y a trois ans, a été corrigée. Ainsi, ils ont senti le besoin de faire le point sur la situation.

Les événements

Loin de nier certains faits, monsieur Faucher apporte quelques précisions. Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) a rendu visite à la Sucrerie de la Montagne à la mi-mars 2012, comme elle le fait à quelques reprises chaque année. À ce moment, à la fonte des neiges, la toiture était endommagée. « L’eau a coulé dans la chambre froide, sur la hotte de poêle de la petite cuisine et sur l’équipement », se rappelle le propriétaire. Comme l’établissement est muni de deux cuisines, il ne se servait que de celle qui était demeurée propre. Toutefois, la cuisine dite insalubre était considérée accessible, même si les cuisiniers ont cessé de l’utiliser, d’où le rapport d’une infraction.

Un autre aspect souligné concerne les contenants de la chambre froide. De la moisissure a été repérée sur les contenants, qui, selon le propriétaire, étaient destinés aux ordures. « Mais ils étaient accessibles », répète monsieur Migneault, en précisant que c’était les contenants, et non leur contenu, qui comprenaient de la moisissure. « Ils ont fait leur travail », a lancé le porte-parole en faisant référence aux inspecteurs.

Cette visite fit donc l’objet d’une amende. Cinq jours plus tard, le MAPAQ revient, mais constate que les travaux n’ont pas été effectués. « Personne n’est disponible pour refaire la toiture en plein mois de mars », déplore Sylvain Migneault. Les travaux de rénovation requis pour corriger la situation décrite par le ministère exigeaient beaucoup plus de cinq jours.

« Le MAPAQ, lorsqu’on parle d’insalubrité, aurait dû fermer les lieux complètement, mais ce n’est pas le cas. Le MAPAQ n’a jamais déclaré la Sucrerie de la Montagne insalubre », indique-t-il.

Ainsi, l’érablière de Rigaud a dû acquitter les frais de sa première amende, cependant la seconde pénalité a été retirée à la suite d’une contestation en cour, qui s’est conclue en janvier 2015.

Rénovations

À la suite de cette épineuse saison de 2012, la Sucrerie a entrepris de grands travaux de rénovation. Elle a refait sa chambre froide, changé la hotte, les plafonds endommagés et a mis les bouchées doubles afin de fournir à l’établissement, et sa clientèle, un environnement propre et sécuritaire.

« Nous avons investi plus de 200 000 $ en travaux de rénovation et d’amélioration pour refaire la toiture problématique et mettre à jour les cuisines », déclare Sylvain Migneault.

Après 38 ans au service des dents sucrées de ses clients, l’entreprise familiale rappelle qu’elle n’a commis aucune infraction depuis 2012, malgré les nombreuses visites d’inspecteurs, y compris celle du 8 avril 2015. Et quant aux infractions mineures reportées avant 2012, elle laisse entendre qu’il s’agissait pour la plupart de simples recommandations de la part du MAPAQ.

 

 

 

 

À propos de l'auteur

Myriam Delisle

Journaliste

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1 commentaire

  1. Sylvie

    Je suis allée à plusieurs reprises à la Sucrerie de la montagne et j’y retourne encore! Nous avons toujours reçu un service impeccable et chaleureux! J adore cet endroit. Les plats vides se font rempir automatiquement par des pleins, nous avons toujours pris notre temps pour manger et avons toujours reçu le même service chaleureux par le personnel. Bravo M. Faucher.

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