La rivière Beaudette s’en tire mieux que les autres

: La rivière Beaudette est en difficulté, mais moins que la plupart que les autres de la région. Photothèque

À Rivière-Beaudette, les autorités municipales ont la chance de compter sur une inspectrice municipale spécialisée en environnement.

Même si la rivière Beaudette s’en tire mieux que certaines autres rivières dans la région, il n’en reste pas moins qu’il est important de lancer un cri d’alarme.  « Les plus gros problèmes viennent des terres agricoles. Les bandes riveraines de trois mètres ne sont pas respectées. Je ne connais pas beaucoup de municipalités qui tapent sur les doigts des agriculteurs », constate Stéphanie Sigouin, inspectrice en environnement à Rivière-Beaudette.

À cause du phénomène du ruissellement, on retrouve donc des quantités significatives de phosphore et d’azote dans la rivière. Et avec les pluies diluviennes du printemps dernier, des produits chimiques et beaucoup de terre ont trouvé refuge dans la rivière et dans les cours d’eau en général.  « Mais il y a aussi le fait qu’en Ontario, il n’y a pas de bandes riveraines, ce qui fait que des agents polluants y sont déposés. Si en amont, on ne règle pas le problème, en aval on devra vivre avec les conséquences », énonce-t-elle.

L’eau de la rivière est vaseuse. Il serait même possible de s’y baigner, mais, en plus des éléments polluants,  l’eau est trop en suspension, selon Stéphanie Sigouin. « Le lit de la rivière a tendance à monter à cause de la grande quantité de terre qui s’y accumule », révèle-t-elle également.

Les résidents ont également à respecter cette restriction, mais souvent, pour avoir une meilleure vue sur le cours d’eau, ils coupent des arbres sur le bord de la rivière et des lacs. Ils se plaignent ensuite qu’il y ait des algues. Ce qu’ils devraient savoir, c’est que les algues prolifèrent à cause du soleil et en enlevant les arbres, plus rien ne cache les rives des rayons du soleil », explique Stéphanie Sigouin.

Autres facteurs polluants ? « Les fosses septiques non conformes », de répondre l’inspectrice spontanément.

Stéphanie Sigouin croit qu’important de faire de l’éducation, car tous les cours d’eau vivent le même problème dans la région. Et elle le fait avec l’aide de l’organisme Cobaver Vaudreuil-Soulanges,  avec qui elle établit une belle relation.

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