La proie de l’été

Une dizaine de minutes peut être fatale.

L’été cogne à nos portes. Les périodes de chaleur sont imminentes. Les canicules feront transpirer les Québécois. Les humains ne sont pas les seuls à endurer le thermomètre qui monte en flèche. Nos amis canins sont également la proie du soleil, principalement lorsqu’ils sont embarrés dans une voiture. Que doit faire un citoyen témoin d’un chien embarré à l’intérieur d’une voiture ?

Il n’existe aucun code qui dicte ce qu’un citoyen, témoin d’un tel acte, doit faire. Pour le relationniste aux communications du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) Yohan Dallaire Boily, ça devient une question de gros bon sens.

Certains sauteront à la conclusion qu’ils doivent impérativement fracasser la fenêtre afin de libérer le chien. Cependant, un tel acte comporte des risques. Même si c’est pour sauver une vie, ça doit rester la dernière solution à envisager et encore là, des témoins doivent être avec vous.

Au sein de la sûreté du Québec, l’avis est unanime, briser une fenêtre représente un acte criminel, mais chaque cas est différent. Une fois sur place, les policiers prendront les mesures nécessaires. En Europe, le Code pénal permet à quelqu’un d’utiliser les ressources nécessaires pour sauver la vie d’autrui. Il n’est pas considéré comme responsable des dégâts causés, sauf s’il y a disproportion des moyens.

Ce qui est recommandé est d’avertir les autorités, en prenant soin de décrire la situation et la voiture en question. Par la suite, il est primordial de garder un œil sur l’état de l’animal. Si possible, quelqu’un doit demander le propriétaire du véhicule à la réception du magasin.

Une fois que le propriétaire ne s’est pas présenté et que la police n’est toujours pas arrivée sur les lieux, la solution repose dans l’état du chien. S’il commence à s’agiter, que sa respiration est haletante ou qu’il manque de coordinations (des signes du coup de chaleur), le citoyen est dans le devoir d’intervenir.

Garée à l’ombre ou encore directement sous le soleil, la voiture se transforme rapidement en fourneau, atteignant les 40 degrés Celsius. Contrairement à l’être humain, les chiens ne transpirent pas, donc balancer leur chaleur corporelle devient un réel défi. « Même les fenêtres baissées, ce n’est pas l’idéal. Jamais un chien ne devrait être laissé dans une voiture », a soulevé Yohan Dallaire Boily.

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