La pluie nuit aussi aux producteurs agricoles

Des producteurs agricoles sont venus prêter main-forte aux sinistrés au cours de la dernière fin de semaine. Photothèque

Si des municipalités comme Rigaud en ont assez  des abondantes quantités de pluie tombées au cours des dernières semaines, les producteurs agricoles sont aussi ulcérés par les conditions de la météo.

Quand la terre est imbibée d’eau comme c’est le cas actuellement, il est impossible pour les producteurs agricoles, tant les producteurs de lait que les producteurs de maïs et de soya, de procéder aux semailles.  « Les pluies abondantes vont certainement nuire si l’eau prend trop de temps à se retirer. En temps normal, la période des semis débute le 25 avril pour se terminer aux alentours du 10 mai. Avec des terres aussi humides, on parle d’un retard significatif et retard veut aussi dire une perte de rendement », explique Louis-Marie Leduc, président de l’union des producteurs agricoles (UPA) de Vaudreuil-Soulanges.

Le temps commence à manquer le président doute que les producteurs soient dans les champs au cours de la semaine. « La période de semis va s’étendre et cela veut dire non seulement une perte de rendement, mais une perte monétaire, mentionne le président qui ne peut toutefois mettre de chiffres dans ce cas-ci. Et cela retarde toutes les cultures, sans distinction », dit-il.

Tant qu’il fera frais

La terre est humide, il n’y a pas de soleil, de chaleur et donc, elle ne peut s’assécher. « S’il arrête de pleuvoir, c’est une chose, mais il faut qu’il y ait un peu de chaleur sinon, cela va sécher beaucoup plus lentement.

Le président de l’UPA local souhaite que les premiers jours de l’été soient plus cléments. « Si juin est plus chaud et humide, cela va compenser un peu, mais le mal sera fait et il y aura du retard tout de même.

Pour Michel Proulx, producteur laitier aux Cèdres, il serait douteux que les semis se fassent cette semaine, et ce, même s’il n’y avait pas de pluie. « Plus les semis sont retardés, plus les cultures seront d’autant en retard », fait remarquer Michel Proulx. Et ce n’est pas seulement les foins, mais toutes les céréales pour nourrir les animaux qui posent problème », dit-il. Aux Cèdres, les producteurs agricoles n’ont pas les problèmes de Rigaud ou de Pointe-Fortune avec des terres inondées, mais elles sont encore trop humides pour les semailles.  « Jusqu’à présent, ce n’est pas une catastrophe, mais il ne faudrait pas que cela se prolonge trop longtemps », prévient Michel Proulx.

Comme son collègue Louis-Marie Leduc, il souhaite du temps plus clément au cours des prochaines semaines. « Mais cela prend un équilibre. Du temps chaud et ensoleillé oui, mais avec des périodes de pluie », souhaite-t-il.

Glissement de terrain

Les producteurs agricoles aux prises avec des glissements de terrain doivent savoir qu’un programme d’aide financière gouvernemental existe pour eux. Ils n’ont qu’à contacteur leur UPA locale pour en savoir plus.

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