La MRC augmente la pression

Les responsables du dossier affirment qu’en cas de réponse négative, ils mettront de l’avant des moyens de pression et qu’ils mettront en branle leur plan B.
Les responsables du dossier affirment qu’en cas de réponse négative, ils mettront de l’avant des moyens de pression et qu’ils mettront en branle leur plan B.

Hôpital régional de Vaudreuil-Soulanges

Pour les responsables de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, la balle est dans le camp du ministère de la Santé et des Services sociaux quant au choix de l’emplacement du futur hôpital. Pour eux, l’ultimatum se terminera à la fin juillet.

Dans le but de pousser le gouvernement du Québec à bouger dans le dossier de l’hôpital régional de Vaudreuil-Soulanges, Robert Sauvé, préfet de la MRC et maire de Coteau-du-Lac, a diffusé une lettre ouverte aux citoyens de la région et à l’intention, par ricochet, du ministre Réjean Hébert. Le document intitulé «Le sort du futur hôpital régional du CSSS de Vaudreuil-Soulanges entre les mains du gouvernement du Québec» (voir les pages 22 et 23 pour le texte intégral) expose le chemin parcouru par la MRC et enjoint le ministre de la Santé et des Services sociaux à annoncer sa décision dans les plus brefs délais.

Pour Robert Sauvé, la situation est claire : tous les acteurs locaux ont fait leur devoir, et il incombe maintenant au ministre de prendre une décision. « Il n’y a plus d’études à faire et celles-ci montrent qu’aucune raison logique ne pourrait expliquer une décision qui n’irait pas dans notre sens quant au choix du site pour l’hôpital régional. Tout pointe vers le terrain sélectionné par la MRC », argue le préfet.

Même son de cloche du côté de la mairesse des Cèdres et présidente du comité spécial pour l’hôpital régional, Géraldine T. Quesnel, qui estime que tous les travaux préliminaires ont été faits rapidement. « Le gouvernement actuel est en place depuis neuf mois et nous attendons une réponse. L’hôpital régional est un incontournable pour la région en raison de la forte croissance de la population », soutient la mairesse.

Pas une stratégie

Pour Robert Sauvé, la sortie publique de la MRC ne fait pas partie d’une stratégie pour forcer la main du ministre même si ce dernier en est à sa deuxième date butoir en quelques mois. « La décision que prendra le ministre sera lourde de conséquences, et on doit comprendre que le gouvernement désire être patient pour que le choix soit éclairé », affirme-t-il.

Rappelons qu’en mars dernier, le ministre Hébert, de passage à Vaudreuil-Dorion, s’était donné jusqu’à la fin avril pour annoncer son choix. À cette époque, la MRC et les acteurs concernés avaient adopté une attitude différente en se montrant patients envers les décideurs dans ce dossier. Selon ce qui est possible d’apprendre en ce qui concerne le nouvel ultimatum, c’est le préfet Robert Sauvé lui-même qui l’a fixé lors d’une conversation avec l’attaché politique de Réjean Hébert, Pascal Lebel.

Pour l’heure, les élus régionaux ont confiance que le ministre responsable du dossier livrera sa réponse selon l’échéancier annoncé.

Délais et décret

Robert Sauvé ne cache pas son mécontentement en ce qui a trait aux délais. En effet, il souligne que le fait de repousser la date de l’annonce du choix du terrain pourrait éventuellement repousser l’échéance de l’inauguration de l’hôpital, toujours fixée en 2018. « Pour l’instant, nous avons terminé du travail nécessaire de toute façon. Normalement, nous aurions fait ces étapes après le choix du site, mais nous les avons effectuées au lieu d’attendre. Un décret sur le choix du site annulerait les risques de prendre du retard », poursuit le maire de Coteau-du-Lac.

Soulignons que le terrain choisi par la MRC pour l’hôpital se trouve dans une zone protégée par le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) mis de l’avant par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Effectivement, le terrain de prédilection est classé vert, et le PMAD freine tout dézonage de ces zones. Ainsi, le gouvernement, s’il décidait de construire le centre hospitalier sur ce site, aurait à procéder à un changement de zonage par décret ministériel. Récemment, le ministère aurait proposé la construction dans une zone industrielle, ce qui a été fortement déconseillé de la part des acteurs locaux.

« Le nouvel hôpital aura besoin d’un terrain de 27 hectares pour accueillir des bâtiments connexes comme des cliniques ou des CHSLD. Le placer dans une zone qui abrite déjà beaucoup de densité manquerait de vision », rappelle le maire de Vaudreuil-Dorion, Guy Pilon.

Ainsi, pour les gens près du dossier, la balle est dans le camp du ministre Réjean Hébert et du gouvernement du Québec. Ils affirment, cependant, qu’ils accepteront la décision gouvernementale et qu’ils vivront avec, mais que, selon eux, rien ne pourrait expliquer que le terrain sélectionné par la MRC n’ait pas la faveur des autorités.

« L’annonce de la construction du futur hôpital régional de Vaudreuil-Soulanges a été faite en 2009. Pour l’instant, la pelle est toujours en attente pour la première pelletée de terre symbolique », déclare Géraldine T. Quesnel.

Les Vaudreuil-Soulangeois devraient être fixés sous peu.

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