La gare fermera ses portes

Les Coteaux

Via Rail procédera, le 25 octobre prochain, à la fermeture de plusieurs gares de la province, dont celle des Coteaux. À compter de cette date, les voyageurs pourront toujours prendre le train, mais ne bénéficieront plus du service de vente de billets.

Ces fermetures supposent également la mise à pied des employés contractuels et à temps partiel attitrés à la vente de billets. Dans certains endroits au Québec, les voyageurs pourront accéder à la gare afin d’y acheter des billets par l’entremise de machines distributrices, alors qu’ailleurs, l’entrée sera tout simplement fermée. D’autres gares demeureront accessibles aux heures de trafic, mais les voyageurs ne pourront y acheter des billets.

Du côté des Coteaux, les passagers pourront toujours prendre le train, mais ne pourront plus entrer dans la gare, même pour s’y abriter par mauvais temps. Le bâtiment, qui appartient au CN et dans lequel Via Rail loue un espace, fermera tout simplement ses portes aux voyageurs. Jacques C. Gagnon, responsable des communications chez Via Rail explique : « 70 % des achats de billets se font aujourd’hui par Internet et près de 30 % des achats, par téléphone. Il y a donc peu ou pas d’achats de billets au guichet dans les gares. » Par conséquent, la compagnie ferroviaire s’adapte aux besoins et aux préférences de sa clientèle.

La gare des Coteaux n’est donc pas toute seule dans cette situation. En effet, « 82 % des arrêts se font dans des gares sans personnel et, après le 25 octobre, ce sera 90 % des arrêts », ajoute Jacques C. Gagnon. Puisqu’ils ne pourront plus se procurer de billets à la gare des Coteaux, les voyageurs devront en acheter sur Internet, par téléphone ou encore à bord du train.

Pour l’employée contractuelle actuellement en poste à la gare des Coteaux, qui se retrouvera sans travail dans quelques semaines, cette nouvelle est évidemment très décevante. Elle déplore également le fait que les passagers n’auront plus la possibilité, en raison de la fermeture de la gare, de se renseigner sur le déplacement des trains. « Les gens devront aller sur Internet pour savoir s’il y a un retard. Toutefois, ce n’est pas tout le monde, encore aujourd’hui, qui a accès à Internet ou qui a en sa possession un appareil intelligent. »

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