La fierté vibrante d’une communauté

Nicola Di Narzo, Lise Chartier et Marie-Claude Nichols militent pour la conservation de l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal. Photo Christopher C. Jacques
Nicola Di Narzo, Lise Chartier et Marie-Claude Nichols militent pour la conservation de l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal. Photo Christopher C. Jacques

Culture – La restauration de la maçonnerie extérieure de l’église Saint-Jeanne-de-Chantal pourra aller de l’avant. Le gouvernement du Québec a consenti 70 000 $ au projet.

La députée de Vaudreuil ne pouvait pas être plus comblée. Résidente et ex-mairesse de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, Marie-Claude Nichols était fière de pouvoir procéder à l’annonce d’une subvention pour la réfection de la maçonnerie mise en place en 1831.

« C’est un lieu d’une grande beauté. Il faut s’assurer de conserver des bâtiments de ce type pour les générations futures en raison de leur présence forte dans le paysage québécois et leur intérêt historique », a commenté la députée de Vaudreuil.

L’investissement consenti par le ministère de la Culture et des Communications représente 85 % des sommes nécessaires pour les travaux qui devraient se terminer à l’été.

Un rappel du passé, une annonce du futur

« La religion, on le voit un peu partout, cède de plus en plus de place. Dans ce contexte, je trouve intéressant et stimulant de voir l’attachement de la communauté à l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal », a souligné le curé Nicola Di Narzo en référence au travail abattu par des membres de la paroisse et de sa Fabrique pour la survie et la restauration du site patrimonial.

Rappelons que ces derniers se sont mobilisés dans les dernières années afin d’amasser des fonds pour les travaux sur la plus vieille église de la Montérégie.

Pour l’ecclésiastique, l’Église a joué un rôle prépondérant dans l’histoire du Québec et, malgré certains accros, il demeure important de conserver cet héritage pour les générations à venir. Dans ce contexte, il est heureux de voir les démarches mises de l’avant pour la conservation de l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal, construite en 1774.

La logique des choses

Pour l’historienne et administratrice de la Fabrique de l’église Lise Chartier, les efforts déployés s’inscrivent dans la suite des choses.

« L’église Sainte-Jeanne-de-Chantal a toujours été une fierté pour les gens du secteur. Depuis 1774, les paroissiens ont payé pour sa construction, les réparations, les améliorations. Ce que nous faisons aujourd’hui est la continuité de ce travail amorcé il y a 242 ans; maintenir une église en bon état », explique celle qui œuvre aussi au maintien de la mémoire historique de l’île Perrot de façon globale.

D’autre part, la Fabrique de l’église tiendra, dans les prochains mois, une souscription. Ces responsables aimeraient amasser 21 000 $ en prévision des prochains travaux que nécessiteront la restauration et la conservation de l’église Sainte-Jeanne-de-Chantal.

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