Inondations à L’Île-Perrot: « Un peu d’empathie, au moins »

Épuisée, fâchée et déçue, voilà comment se sent Colette Chénier, une sinistrée de L’Île-Perrot.

Sur la rue Auguste-Robert à L’Île-Perrot, où elle habite, l’eau monte chaque année lors de la crue des eaux, mais rien de comparable avec la situation de cette année. Déjà à Pâques, l’eau avait commencé à monter. Partout au Québec les inondations ont été historiques. Les administrations municipales ont essayé de gérer la crise de leur mieux. Alors que le niveau d’eau revient à la normale, Colette Chénier affirme que les sinistrés de L’Île-Perrot ont été abandonnés pas leur Ville. Elle ne parle pas qu’en son nom. Elle dénonce aussi pour tous les autres résidents qui auraient mérité de l’aide, dit-elle.

Dans la semaine du 1er mai, la citoyenne se souvient d’avoir reçu une lettre de la Ville pour l’aviser de se préparer à évacuer la maison, le lundi 8 mai. La résidente avance que c’est la seule documentation qu’elle a reçue pour l’informer pendant la crise des inondations. Sans électricité et donc sans téléphone, difficile d’obtenir de l’information, surtout quand on passe tout son temps à gérer ses pompes d’évacuation jour et nuit, selon elle.

Finalement, les choses se sont précipitées le premier week-end de mai. Colette Chénier et son mari ont dû sortir de leur maison le samedi 6 mai, après avoir essayé en vain d’obtenir des sacs de sable.

« On m’a dit qu’ils avaient manqué de sacs de sable. On n’a aucun sac de sable sur notre terrain, parce qu’on n’en a pas eu. Un employé municipal nous a dit, le samedi, qu’on n’était pas une priorité. Partout ailleurs, dans les autres villes, il y avait de l’aide, mais nous on était tout seuls », raconte Colette Chénier, ajoutant qu’elle n’a jamais vu le maire Marc Roy pendant les événements, ni la conseillère Nancy Pelletier.

La citoyenne aurait souhaité plus de communication, plus d’aide physique, plus d’empathie. L’esprit de communauté, vanté par les autres municipalités de la région, elle ne l’a pas senti à L’Île-Perrot.

« Ma sœur est conseillère de ville à Vaudreuil-sur-le-Lac. J’étais jalouse de toute l’aide qu’ils avaient. Nous pour avoir la moindre petite affaire, il a fallu qu’on se choque et qu’on explique. Qu’on n’ait pas eu une chose concrète, c’est une chose, mais au moins on aurait souhaité de l’empathie », de souligner Colette Chénier, qui après toutes ces épreuves a dû se résigner à retourner au travail, ce mardi 16 mai, alors qu’il y avait encore de l’eau dans son sous-sol.

La page Facebook de la Ville de L’Île-Perrot créée le 12 mai, les renseignements sur le site Web, la réunion d’information sur les travaux à effectuer après une inondation donnée le 17 mai… Selon Céline Chénier, tout est trop peu, trop tard pour les citoyens qui ont été touchés par les inondations à L’Île-Perrot  et qui doivent encore se battre pour avoir des conteneurs, de l’aide et des renseignements.

 

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