Inondations à L’Île-Perrot: Faire son devoir de maire

Le maire de L’Île-Perrot a accepté rapidement notre demande d’entrevue, afin de faire valoir son point de vue sur la gestion de la crise des inondations dans sa ville.

Si l’on reproche au maire et à son administration de ne pas avoir été sur le terrain, de ne pas avoir informé les citoyens, d’avoir refusé de donner des sacs de sable et d’avoir lancé sa page Facebook beaucoup trop tard, Marc Roy se défend et affirme avoir fait son travail.

« Ce qui est arrivé à L’Île-Perrot Nord, contrairement aux habitudes d’inondation où l’eau vient du lac, cette fois-ci, l’eau est arrivée par en arrière des terres, a longé la voie ferrée et s’est rabattue vers le boulevard Perrot. On n’a jamais vu ça. Dès la fin avril, on a donné des sacs. On a appelé Patrick Morin et les autres fournisseurs aux alentours. On n’était pas les seuls à vouloir des sacs », explique Marc Roy, spécifiant qu’ils n’ont jamais eu beaucoup de sacs.

Sacs de sable

La Ville de L’Île-Perrot a refusé de donner des sacs de sable à certains citoyens. Le maire ne le nie pas. C’est que les sacs ont manqué. Après avoir écoulé ceux achetés dans les magasins, le maire s’est mis à la recherche de sacs pour affronter le gros week-end du 5, 6 et 7 mai. Après avoir fait maints appels, il a réussi à en trouver à Joliette. Il a reçu la livraison, le lundi 8 mai. Trop tard, les 156 palettes de 40 sacs n’ont pas pu servir aux citoyens. Par chance, le 6 mai, il avait reçu 2000 sacs de Pincourt et 4000 sacs de Rigaud. Ce manque de sacs de sable serait la raison pour laquelle des citoyens ont accusé un refus.

« On tombait de plus en plus en ration au niveau des sacs de sable. On ne voyait pas le jour où l’on en aurait d’autres. On courrait partout pour avoir des sacs de sable. Quand on voyait qu’un secteur était perdu, ça donnait quoi de rajouter des sacs », avoue le maire.

Présence sur le terrain

La condition physique du maire fait en sorte qu’il ne pouvait pas forcer pour transporter des sacs de sable. Cependant, il insiste pour dire qu’il était présent sur le terrain et qu’il travaillait sans relâche pour gérer la situation.

« On a fait rentrer le plus d’employés possible : les employés de bureau, une quarantaine de pompiers, une dizaine d’employés de la voirie et une vingtaine de sauveteurs et de moniteurs des camps de jour. J’ai demandé l’armée en partant, mais on m’a répondu: ils sont à Pincourt, Rigaud et à Terrasse-Vaudreuil. L’état d’urgence, je l’ai déclaré par moi-même dès le vendredi. Le dimanche, on a eu 40 bénévoles pour aider à faire une corvée de sacs de sable», détaille Marc Roy, précisant que les bénévoles et les offres de nourriture n’ont pas déferlé à L’Île-Perrot comme dans les autres villes de la région.

Manque de communication

Lors du post mortem que la Ville est en train d’organiser, la question des communications sera certainement un point important. Le maire l’avoue, c’est un aspect qui serait fait autrement si cela arrivait de nouveau. Le site Web, les panneaux électroniques et l’avis papier étaient-ils suffisants lorsque les citoyens n’ont plus d’électricité et qu’ils sont pris les deux pieds dans l’eau à sauver leur maison? Étaient-ils au courant du centre d’accueil, des services de la Croix-Rouge et de l’aide psychologique?

« C’est pour ça que les pompiers ont fait beaucoup de porte-à-porte. On essayait de répondre le mieux qu’on pouvait aux besoins dont les citoyens nous faisaient part. J’ai fait le maximum que j’ai pu. Je dis aux citoyens que je compatis avec eux et que je ne voudrais pas être dans leur situation. C’est la nature qui a décidé ça. Ça m’a fait mal au cœur d’entendre que je n’étais pas là, car j’étais là », ajoute le maire.

La réunion de mercredi soir est une grande fierté pour l’administration. Une réunion de la sorte avec autant d’intervenants pour fournir des renseignements et répondre aux questions est probablement une première au Québec. La page Facebook, mise en place pendant la crise est une autre bonne manière pour la Ville de transmettre de l’information à ses citoyens, et elle est là pour rester.

 

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