Incident à bord d’un vol d’Air Transat

Kathy Gaumont et Marc Rhéaume, de Vaudreuil-Dorion, étaient à bord du vol TS103 d’Air Transat qui a subi une dépressurisation peu avant l’atterrissage, dans la nuit du 25 au 26 mars. Le couple, qui voyage rarement en avion, revenait d’un périple en Floride.  

Le vol se déroulait sans anicroche depuis le départ d’Orlando. L’appareil s’approchait de l’Aéroport de Montréal; le voyage tirait à sa fin. Le pilote s’est adressé aux passagers par l’interphone. Il effectuait son approche, puis amorcerait sa descente. C’est alors que, quelques secondes plus tard, l’incident s’est produit.

« Nous avons entendu un puissant coup de vent. D’autres passagers ont témoigné l’avoir ressenti. Pour notre part, nous étions assis plus loin dans l’appareil. Nous n’avons qu’entendu le bruit qu’il a produit », explique Kathy Gaumont.

Aussitôt, les trappes qui dissimulent les masques à oxygène se sont ouvertes, laissant les passagers confus. Une alarme stridente s’est déclenchée.

« Dès que les masques sont tombés, tous les passagers se regardaient. Puisque le pilote venait de nous adresser la parole sans panique apparente, nous pensions qu’il s’agissait d’une erreur. Ça nous a pris quelques secondes avant de réaliser ce qui se passait. C’était comme dans un film », se rappelle-t-elle.

Le couple a donc fait ce qu’il fallait. Kathy et Marc ont tiré sur les masques pour les mettre sur leur visage.

« À ce stade, le principal problème n’était pas la respiration, mais bel et bien la douleur intense ressentie au niveau des oreilles. C’est une douleur très aiguë qui s’amplifiait sans cesse », explique-t-elle, notant que la douleur persiste encore, quelques jours plus tard.

À bord, l’ambiance n’était pas à la panique. « C’était plutôt silencieux. Mis à part les pleurs de quelques enfants », note-t-elle.

Agents de bord proactifs

Dès que les masques se sont déployés, les agents de bord de l’appareil ont porté secours aux passagers les plus incommodés par les effets de la dépressurisation. « Pour ma part, je souhaite saluer le travail des agents de bord. Ils circulaient à bord de l’appareil pour aider des passagers, sans même avoir leur propre masque. Ils se sont rendus disponibles pour ceux et celles qui étaient plus incommodés », dit-elle.

L’incident a forcé le pilote à amorcer sa descente plus rapidement. Lorsqu’il a atteint une altitude plus basse où l’oxygène était suffisant, il s’est adressé une fois de plus aux passagers pour leur expliquer ce qui s’était passé. « Il nous a dit que la cabine s’était dépressurisée, et que nous pouvions désormais retirer les masques », expose Kathy Gaumont.

Premiers répondants

Les premiers répondants attendaient les passagers sur le tarmac. Photo Courtoisie

Lorsque l’appareil s’est arrêté sur le tarmac, des groupes de premiers répondants attendaient les passagers. « On nous a demandé si nous étions corrects. Je crois qu’au final, une dizaine de personnes ont été menées directement à l’hôpital », explique-t-elle.

Bien qu’ils saluent le travail des agents de bord, Kathy et Marc déplorent la façon dont ils ont été laissés à eux-mêmes pour le reste des procédures de débarquement. « Ce que je trouve le plus déplorable, c’est que compte tenu de la situation, nous aurions aimé éviter l’attente aux douanes. Il était près de 3 h du matin et nous avons dû attendre plus d’une heure et demie. C’était l’enfer. Il y avait des familles et des personnes plus âgées qui venaient de vivre une situation traumatisante. Nous étions en douleur et d’autres étaient épuisés émotionnellement. On aurait pu nous éviter d’attendre en plus », dit-elle.

Malgré l’incident, Kathy et Marc ne s’empêcheront pas de voyager en avion de nouveau. « Je n’ai pas peur pour les prochains voyages. Je comprends que ce sont des choses qui peuvent arriver. Nous avons d’ailleurs vécu un autre malfonctionnement d’appareil avec Air Transat l’an dernier. Ça ne va pas m’empêcher de prendre l’avion », conclut la résidente de Vaudreuil-Dorion.

 

 

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Journaliste

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1 commentaire

  1. Lucie Lauzon

    Enfin l’heure juste sur ce qui c’est réellement passé, j’y étais aussi à part l’alarme que je n’ai pas entendu probablement dû à ma place dans l’avion le tout est exact et pas mal moins dramatique que ce qui a été rapporté par d’autres personnes. On vit et subit les expériences différemment mais avant de crier au loup il faudrait peut-être s’assurer qu’il y a un loup. Effectivement attendre près d’une heure et demie pour les douanes est dommage mais en même temps est-ce que Transat a un pouvoir de décision quand au service de douane et le temps d’attente ? Pas certaine, est-ce que cela pourrait faire partie d’une recommandation/réflexion, surement. Bien d’accord avec vous ça ne m’empêchera pas de voyager non plus que ce soit avec Transat ou d’autres compagnies aériennes.

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