Importante aide gouvernementale pour la cathédrale de Sainte-Cécile

Conservation du patrimoine religieux

Lundi, le député de Beauharnois, Guy Leclair, et le curé Nicola Di Narzo ont annoncé l’attribution d’une aide financière de 441 000 $ pour la restauration de la cathédrale de Sainte-Cécile.  © Marie-Maxime Cousineau
Lundi, le député de Beauharnois, Guy Leclair, et le curé Nicola Di Narzo ont annoncé l’attribution d’une aide financière de 441 000 $ pour la restauration de la cathédrale de Sainte-Cécile.
© Marie-Maxime Cousineau

Le Diocèse catholique de Valleyfield a reçu un sérieux coup de pouce lundi : une aide financière gouvernementale de 441 000 $ pour la consolidation et la restauration de la toiture de la cathédrale de Sainte-Cécile.

Lundi, c’est en présence du député de Beauharnois et vice-président de la Commission de l’économie et du travail, Guy Leclair, représentant pour l’occasion le ministre de la Culture et des Communications, Maka Kotto, que s’est faite cette heureuse annonce. En fait, le gouvernement du Québec injectera 1 354 783 $ dans huit projets de restauration d’immeubles patrimoniaux à caractère religieux de la Montérégie. Ainsi, la cathédrale de Sainte-Cécile de Salaberry-de-Valleyfield se verra octroyer 441 000 $ pour la restauration de la maçonnerie de ses clochers.

Rappelons qu’en 2002, la cathédrale de Sainte-Cécile avait été victime d’un incendie causant d’importants dommages à la toiture en béton, puis des problèmes d’infiltration d’eau. Le Diocèse catholique de Valleyfield, qui avait alors reçu une aide gouvernementale de 3,8 M$, avait également réussi à amasser 9 M$ grâce à des collectes de fonds, entre autres. Bien que des travaux majeurs aient été effectués pour restaurer la cathédrale, les fonds n’avaient pas suffi à la rénover entièrement.

À l’heure actuelle, le risque que des blocs de pierre se détachent de la toiture est toujours présent. L’établissement poursuit tout de même ses activités religieuses, mais une clôture assurant une sécurité minimale entoure les endroits à risque.

Restauration en trois phases

Pour remédier à la situation, la cathédrale de Sainte-Cécile requiert des réparations dont le coût est estimé à 2,9 M$. Aussi le diocèse a-t-il réparti les travaux de restauration en trois phases, la première étant le démantèlement des pierres de chacun des deux clochers. La deuxième phase, la plus coûteuse, consiste à reconstruire les clochers. Enfin, à la troisième phase, on rénovera la façade de la cathédrale.

L’aide gouvernementale de 441 000 $, soit 75 % du coût de la première phase, évaluée à 588 000 $, permettra de lancer les travaux dès ce printemps. Le diocèse devra amasser les 147 000 $ manquants lors de collectes de fonds.

Pour le curé Nicola Di Narzo, ce coup de pouce du gouvernement représente un réel soulagement. Sans cette contribution, l’état de la cathédrale aurait stagné. « J’aime mieux ne pas penser à ce que nous aurions été forcés de faire sans cette somme », a-t-il admis.

Pour sa part, le député Guy Leclair s’est dit heureux de cette annonce. « Notre région est très riche en patrimoine culturel et notamment en patrimoine à caractère religieux. Je suis toujours fier et reconnaissant de voir le travail effectué par les citoyennes et les citoyens qui, attachés à leur culture et à leur histoire, déploient des efforts considérables pour protéger et promouvoir leur héritage culturel », a-t-il déclaré.

Notons que, parmi les huit projets qui recevront un appui financier en Montérégie, 19 493 $ iront à l’église Saint-Anicet de Saint-Polycarpe pour la restauration d’un tableau de 1890 réalisé par Jules-Joseph Scherrer et représentant saint Anicet et saint Polycarpe qui établissent la date de la fête de Pâques.

Les personnes désireuses de faire un don pour la restauration de la cathédrale de Sainte-Cécile peuvent s’informer auprès du Diocèse catholique de Valleyfield en composant le 450 373-8122.

20 M$ pour le patrimoine religieux

Par ailleurs, le ministre de la Culture et des Communications, Maka Kotto, a annoncé le 14 février la conclusion d’une nouvelle entente avec le Conseil du patrimoine religieux du Québec. Cette entente, qui vise la protection, la transmission et la mise en valeur du patrimoine culturel à caractère religieux, est d’une durée de deux ans et est accompagnée d’une enveloppe budgétaire totale de 20 M$.

« La préservation et la mise en valeur de notre patrimoine culturel, dont le patrimoine à caractère religieux, relève d’une importance primordiale pour le gouvernement du Québec. Le partenariat avec le Conseil du patrimoine religieux du Québec, qui dure depuis près de 20 ans, illustre bien cet engagement. Je suis convaincu que cette nouvelle entente correspond davantage à la réalité et aux besoins du Québec d’aujourd’hui en matière de protection du patrimoine », a indiqué Maka Kotto dans un communiqué.

Depuis 1995, le ministère de la Culture et des Communications a versé au Conseil du patrimoine religieux du Québec plus de 270 M$ dans le cadre du Plan québécois des infrastructures. Le mandat principal du Conseil est d’appuyer le milieu et d’assumer la gestion de ces sommes afin de soutenir et de promouvoir la conservation et la mise en valeur du patrimoine à caractère religieux du Québec.

Ainsi, la contribution du ministère est tirée du programme Aide aux immobilisations et s’inscrit dans le cadre du Plan québécois des infrastructures 2013-2023. Rappelons que ce plan décennal entraînera, à terme, des investissements de 2 G$ dans le volet culturel. Il aura des répercussions économiques majeures pour tout le territoire québécois, avec près de 60 000 emplois créés ou maintenus, en moyenne, par année.

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