« Il faut protéger nos hebdos locaux » – Jean Lalonde, préfet de la MRC

Le préfet de la MRC, Jean Lalonde, a défendu les hebdos régionaux lors de la commission parlementaire sur la Loi 122. Photothèque

En commission parlementaire sur le projet de loi 122, visant principalement à reconnaître que les municipalités sont des gouvernements de proximité et à augmenter à ce titre leur autonomie et leurs pouvoirs, le préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Jean Lalonde,  a vivement défendu les hebdos locaux.

Dans ce projet de il est notamment prévu que les municipalités n’auront plus besoin de publier leurs avis publics dans les hebdos locaux. Tout ce qu’elles auraient à faire, c’est de les publier sur leur site internet. À l’heure actuelle, seules les municipalités de 5 000 habitants et moins ne sont pas tenues de publier ces avis dans les journaux.

La MRC de Vaudreuil-Soulanges, le directeur général Guylain Beaudoin en tête, a fait des représentations pour défendre les journaux locaux dans le mémoire  qu’elle a déposé ce jour-là.  En passant, la MRC de Vaudreuil-Soulanges est la seule qui en a déposé un sur la Loi 122. « Il s’agit d’un manque à gagner important pour les journaux locaux, lance Jean Lalonde d’entrée de jeu. Certains journaux vont chercher 200 000 $ voire 300 000 $ par année en revenus grâce aux avis publics », explique Jean Lalonde.

« On a la chance d’avoir des journaux locaux, on ne veut pas les perdre. On parle ici d’une source d’information importante », de dire celui qui est aussi maire de Très-Saint-Rédempteur, laquelle n’est pas tenue de publier ses avis publics dans les hebdos locaux. « Nous ne sommes pas sous le couvert de la Loi sur les cités et villes à cause de notre nombre d’habitants moins élevé », justifie Jean Lalonde.

Ce dernier comprend qu’une telle décision ferait sauver des sous aux municipalités, mais le prix à payer serait de mettre les hebdos en difficulté. « Et si cela se fait, il ne faudrait que cela se fasse rapidement. Cela prend au moins une transition quinquennale. Je crois qu’avec une transition de cinq ans, les hebdos pourraient trouver des solutions de rechange », fait remarquer Jean Lalonde. Comment ont réagi les gens du ministère? « On s’est fait ramasser. Je crois qu’ils ne comprennent pas notre position », déplore Jean Lalonde.

La Coalition pour la pérennité de la presse d’information au Québec a aussi fait des représentations à cette commission. « L’important pour nous, c’était d’envoyer cela dans la cour du ministre. La balle est maintenant dans leur camp », de conclure le préfet. Toutefois, Jean Lalonde maintient qu’il est important que les journaux reviennent à la charge dans ce dossier.

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