Il a fait chaud, mais est-ce que ça finira bientôt?

Il y a eu 11 jours où le mercure dépassait les 30°C en juillet 2018. (Photo: gracieuseté)

Si vous croyez qu’il a fait plus chaud en 2018 que par les années passées, vous avez raison. Le mois de juillet 2018 a été plus chaud que celui de 2017 avec près de quatre fois plus de journées où le mercure a été supérieur à 30 degrés Celcius.

Les statistiques d’Environnement Canada indiquent que la température moyenne en juillet est de 21,2°C. Pour l’année en cours, on parle d’une température moyenne de 24, 2°C. Steve Boily, météorologiste à Environnement Canada fait savoir que les jours de grande chaleur ont eu un impact significatif sur la température moyenne. «Le mois dernier, il y a eu 11 jours où le mercure dépassait les 30°C, confirme M. Boily. Normalement, il y en a trois, peut-être quatre.»

Autant de pluie malgré le beau temps

Qui dit chaleur et soleil dit obligatoirement moins de pluie. Toutefois, il semble que la moyenne des précipitations a été plus importante dans Vaudreuil-Soulanges. «Le nombre moyen de précipitations en juillet est de 89 mm, indique le spécialiste. Le mois dernier, il est tombé 97 mm de pluie. Ce qui peut sembler différent c’est qu’il n’y a eu que huit jours où il y a eu la pluie alors que la moyenne est de 12. Donc, lorsqu’une averse tombait, c’était plus important, mais il y en a eu moins.»

Il ne faut pas croire que c’est uniquement au Québec qu’il fait chaud. Steve Boily explique que partout sur le globe que le mercure a été à la hausse. «Ça s’inscrit dans le pronostic des changements climatiques. Pour ce qui est du Québec, la province a été touchée par de la chaleur et de l’humidité qui provenaient du sud des États-Unis, plus particulièrement de la Floride et du Texas.»

Même si une période de canicule touchera la région dans les prochains jours, il n’y a pas lieu de s’alarmer. «Ça ne sera pas aussi intense et aussi long que le mois dernier, fait savoir Steve Boily. En août, il devrait y en avoir pour tous les goûts. La moyenne de millimètres de précipitation est de 95. Cela pourrait combler les agriculteurs qui en ont grandement besoin.»

La Niña et El Niño

Il est encore trop tôt pour faire des pronostics pour l’hiver qui vient. Malgré une légende urbaine qui affirme qu’un été chaud est un signe d’un hiver difficile, Steve Boily ne confirme pas cette théorie.

Selon les experts, le Québec pourrait être frappé par un El Niño de faible ou de moyenne intensité sous peu. Cela pourrait causer de la pluie verglaçante pour l’hiver à venir. (Photo: gracieuseté)

 «Nous sortons de La Niña. Ceci désigne l’apparition d’eaux plus froides que la normale dans les parties est et centre de l’océan Pacifique. Il s’agit de l’antithèse d’El Niño. Par contre, ce qu’il est possible de confirmer c’est que l’on s’en va vers El Niño. Il s’agit d’un réchauffement des eaux de l’océan Pacifique entraînant à la hausse la température des autres régions du globe.»

À titre comparatif, en 2015, El Niño avait provoqué un hiver exceptionnellement chaud au Canada. Toutefois, selon les experts du National Oceanic and Atmospheric Administration, (NOAA) sur leur site internet, les impacts d’El Niño seront beaucoup moins intenses pour l’hiver à venir.

       

 

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