Gilles Bergeron : 50 ans d’écoute et d’engagement

Lorsqu’il présente les œuvres qui ornent son église et qu’il explique comment les bénévoles l’ont façonnée au fil des ans, le curé Gilles Bergeron a un éclat de fierté dans le regard. Portrait d’un homme accessible, enraciné dans son milieu.

« À mon arrivée à l’église Notre-Dame-de-Lorette en 1984, j’ai été chaleureusement accueilli par une communauté tissée serrée. Depuis 30 ans, je suis choyé de faire partie de ce milieu engagé et dynamique » − Gilles Bergeron

À l’instar de son homologue et ami Richard Wallot, curé de l’église Sainte-Rose-de-Lima, Gilles Bergeron a grandi à Salaberry-de-Valleyfield. Après des études primaires auprès des Sœurs de la Providence, il poursuit son cheminement scolaire au collège de Valleyfield.

Il rencontre alors l’évêque du diocèse de Valleyfield et lui fait part de son intention d’exercer le sacerdoce. Il se rend donc à l’Université d’Ottawa pour faire ses études en théologie. Le 31 mai 1964, Gilles Bergeron est officiellement ordonné.

Un parcours guidé par la volonté d’aider

Le jeune homme d’Église débute sa carrière à titre de vicaire de la paroisse Saint-Clément, à Beauharnois. Le campivallensien demeure ainsi en territoire connu. « Bien que j’aie grandi à Salaberry-de-Valleyfield, je connaissais bien Beauharnois, car j’y avais beaucoup de parenté », explique Gilles Bergeron. Là-bas, il s’occupe du Centre des Loisirs, où il est appelé à travailler avec la jeunesse.

Deux ans plus tard, il part à Rome pour y faire des études spécialisées en sciences sociales. À l’occasion de ce voyage, il constate, sur le terrain, les grandes valeurs de l’Église à l’œuvre. « En marge de mes études à Rome, j’ai pu voyager dans divers pays où il y avait des missionnaires. Pour moi, cela a été très enrichissant. Le portrait de l’Église que j’ai rencontré dans ces missions correspond vraiment au portrait de l’Église que je chéris. L’engagement des missionnaires auprès des gens; leurs efforts pour les aider sur le plan de l’éducation, de la santé et de la catéchèse sont venus me chercher », confie-t-il.

Au service des prêtres de la région

Au retour de son périple, Gilles Bergeron devient l’assistant du directeur des paroisses à l’évêché. Dans le cadre de ces fonctions, le prêtre doit assurer un lien entre l’évêché et les curés du diocèse. « Ce que j’ai beaucoup aimé de ce travail, c’était que chaque mois, je faisais le tour des régions du diocèse, pour aider les curés et être à leur écoute. Le contact était à la fois plus global et plus personnel, puisque je me rendais sur place », laisse-t-il savoir.

Gilles Bergeron occupera cette fonction jusqu’en 1984, au moment où il découvre la paroisse Notre-Dame-de-Lorette, qui l’accueillera à bras ouverts.

Gilles Bergeron devient Pincourtois

Lorsqu’il arrive à Pincourt en 1984, Gilles Bergeron n’est pas très familier avec le secteur. Cependant, la communauté

Église Notre-Dame-de-Lorette
Église Notre-Dame-de-Lorette

contribuera à le faire sentir chez lui rapidement, grâce à son engagement et sa proximité. « Le milieu a été si accueillant. Je suis arrivé ici avec l’intention de ne pas simplement assurer une présence, mais avec la volonté d’être actif aux côtés de ces bénévoles inspirants » dit-il.

Pour lui, le travail et les efforts des bénévoles ont été mis en lumière à divers moments, dont lors de la rénovation des fenêtres et de la création de verrières exposant l’histoire du sanctuaire italien de Notre-Dame-de-Lorette, en 1998-1999. Aujourd’hui encore, ces vitraux donnent du cachet au bâtiment.

La communauté pincourtoise a exprimé sa gratitude envers Gilles Bergeron lors d’une messe spéciale célébrée par monseigneur Noël Simard le 31 mai, suivie d’un repas pour commémorer ses 50 ans d’ordination. « Ces célébrations ont été très spéciales pour moi, car je me suis senti entouré par la communauté », dit-il.

Avenir et réflexion

Lorsqu’on l’interroge sur son avenir, Gilles Bergeron répond d’emblée qu’il se questionne. « Je devrai bien sûr me retirer, mais je souhaite toujours rendre service, au gré des besoins et des projets », dit-il.

Pour le dynamisme de la communauté, le curé demeure optimiste pour l’avenir. « La question de la relève se pose partout dans le diocèse. Mais de plus en plus, on voit à la messe des paroissiens d’origine latine, ou des pays d’Afrique francophones. C’est un nouveau visage du diocèse, et c’est porteur d’espoir et d’ouverture pour l’avenir », lance-t-il.

 

Depuis 50 ans, Gilles Bergeron s’est efforcé d’aider son prochain, en misant sur les valeurs de base que sont l’amour et la fraternité. « Pour moi, l’Évangile demeure une bonne nouvelle aujourd’hui, dans un monde parfois rempli de questionnements, de doutes, et de violence. Ce qui est le plus important dans cette bonne nouvelle, c’est que Dieu est un Père qui nous aime; un Père qui nous demande d’être des frères et sœurs. Pour moi, plus les gens seront humains, plus ils sentiront ce lien qui nous unit », conclut-il.

 

 

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Journaliste

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