Fusion : Option citoyens transparente

 © Daniel Cuillerier Yvan Cardinal (au centre) et Marc Roy (à droite), maires de Pincourt et de L’Île-Perrot, se sont montrés ouverts à une fusion. Le maire de Terrasse-Vaudreuil, Michel Bourdeau (à gauche), fait partie des opposants.
© Daniel Cuillerier
Yvan Cardinal (au centre) et Marc Roy (à droite), maires de Pincourt et de L’Île-Perrot, se sont montrés ouverts à une fusion. Le maire de Terrasse-Vaudreuil, Michel Bourdeau (à gauche), fait partie des opposants.

C’est non

Depuis l’élection à Notre-Dame-de-l’Île-Perrot de l’équipe complète d’Option citoyens en 2009, tous les élus en poste ont maintenu leur position contre la fusion des municipalités de l’île Perrot. La campagne qui bat son plein garde le cap.

La chef du parti Option citoyens et candidate à la mairie Danie Deschênes indique que « les élus ont toujours soutenu les actions de collaboration entre les municipalités de l’île Perrot. Par exemple, les citoyens peuvent, depuis peu, se rendre dans toutes les bibliothèques de l’île et emprunter des livres, une belle collaboration entre les villes. De plus, la création de la Régie des équipements en loisirs de l’île Perrot (RELIP) est en lien direct avec le souhait des municipalités de travailler ensemble et de proposer des infrastructures sportives à tous les citoyens. Nous collaborons avec grand plaisir au mieux-être des citoyens. Il est clair qu’une fusion aurait un impact direct dans les poches des citoyens de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, puisque nous avons le taux de taxation le plus bas et que nous aurions à débourser plus pour soutenir les besoins du reste de l’île. De plus, c’est notre rôle, de conserver nos espaces agricoles. Je n’ose pas penser à ce qui se passerait si l’on fusionnait ».

Dans le cadre de la présente campagne électorale, l’équipe d’Option citoyens mise sur plusieurs enjeux, dont le dossier de la rue Simone-De Beauvoir, le parc des Éperviers, les services aux citoyens et le respect de l’environnement.

Une opinion partagée

Un autre candidat partage un avis similaire sur la fusion. En effet, Marc Charlebois, candidat indépendant au poste de conseiller du district un, se dit fermement contre la fusion de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot aux trois autres municipalités perrotoises. « Ce n’est pas une priorité pour les gens que je rencontre dans mon secteur », déclare l’homme d’affaires.

Un peu comme les membres d’Option citoyens, il craint qu’une telle décision ait des conséquences néfastes pour les contribuables perrotdamois. « Nous avons le taux de taxation foncière le plus bas de l’île, rappelle Marc Charlebois. Nous n’aurions aucune garantie que la ville fusionnée se donne un taux commun, plus haut que celui que nous connaissons actuellement. »

Il affirme aussi être contre la fusion pour faciliter la conservation du caractère champêtre de la municipalité.

Enfin, il se désole de voir l’équipe d’Option citoyens se présenter comme la seule contre la fusion des quatre municipalités. « C’est une affirmation bizarre puisque personne ne s’est dit ouvertement pour une fusion, à ce que je sache », conclut Marc Charlebois.

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