Fugues en centre jeunesse : Peter Schiefke aborde le projet de loi C-452

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Le député fédéral de Vaudreuil-Soulanges Peter Schiefke s’est exprimé sur le projet de loi C-452. Photo Marie-Maxime Cousineau

Le député fédéral de Vaudreuil-Soulanges, Peter Schiefke, en entrevue avec VIVA média, s’est exprimé sur le projet de loi C-452 qui jouerait un grand rôle contre l’exploitation sexuelle des jeunes filles s’il entre en vigueur.

Le projet de loi C-452 comporte trois modifications au Code criminel. Premièrement, le fardeau de la preuve est renversé en matière d’exploitation et de traite de personnes. Le témoignage des victimes ne serait donc plus absolument nécessaire. Les victimes peuvent craindre de témoigner contre leur proxénète, ou encore elles en sont amoureuses. Ensuite, les peines seront consécutives, au lieu de prendre seulement la peine la plus élevée, et seront donc plus sévères. Finalement, on pourra saisir les biens d’un accusé sauf s’il prouve qu’ils ne proviennent pas des fruits de la criminalité.

Le projet de loi a été parrainé par l’ex-députée néodémocrate Maria Mourani. Il a été adopté à l’unanimité par la Chambre des communes en novembre 2013, puis a été adopté au Sénat en juin dernier. Cependant, le projet de loi n’est toujours pas en vigueur.

« Nous ignorons pourquoi le projet de loi n’a pas été adopté avant les élections. À l’heure actuelle, nous passons en revue toutes les lois qui n’ont pas été adoptées par l’ancien gouvernement et qui sont encore sur la table. Il y a beaucoup d’étapes à suivre avant de pouvoir les adopter », explique le député libéral Peter Schiefke.

Selon le député de Vaudreuil-Soulanges, chaque projet de loi doit être étudié et revu afin de déterminer s’il est en lien avec les valeurs et les promesses électorales du gouvernement Trudeau.

Bien que le gouvernement libéral de Justin Trudeau se soit montré en faveur du projet de loi, aucune date n’a encore été fixée pour son entrée en vigueur. Le processus de révision menant à un décret a cependant été entamé.

« Il faut agir pour aider ces jeunes femmes vulnérables. Nous savons que c’est un problème bien présent dans notre pays, et surtout au Québec, mais nous voulons mettre en place des mesures solides et concrètes qui aideront vraiment ces jeunes femmes. Pour le moment, nous désirons évaluer si l’adoption du projet de loi est la meilleure façon de leur venir en aide », précise le député Peter Schiefke. Il assure que le gouvernement Trudeau prend ce problème très au sérieux.

S’il est approuvé, le projet de loi facilitera les procès en matière de traite des femmes.

 

Pour connaître la situation du centre jeunesse de la Montérégie, consultez l’article Fugues en centre jeunesse: la Montérégie n’est pas épargnée.
Pour connaître la position de la ministre Lucie Charlebois qui a mis en place plusieurs mesures pour protéger les jeunes Québécois, consultez l’article Fugues en centre jeunesse: la ministre Lucie Charlebois commente.

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