Frédéric Dion n’a pas froid aux yeux

Seul en Antarctique ou devant un auditoire de 130 gens d’affaires, Frédéric Dion ne semble jamais intimidé. Il carbure à l’adrénaline. (Photo Myriam Delisle)
Seul en Antarctique ou devant un auditoire de 130 gens d’affaires, Frédéric Dion ne semble jamais intimidé. Il carbure à l’adrénaline. (Photo Myriam Delisle)

L’aventurier Frédéric Dion, ce Québécois qui a atteint l’Antarctique en solo grâce à des skis tractés, a inspiré plus de 130 convives lors d’un dîner-conférence de la Chambre de commerce et d’industrie de Vaudreuil-Soulanges mardi midi.

Le Québécois qui a établi de nombreux records grâce à cette aventure, est un homme inspirant, qui a osé et qui est allumé par la passion de l’aventure. « Il faut sortir de sa zone de confort. J’ai même créé un système pour m’aider à aller plus loin. L’anti-doute. Un système qui permet de réfléchir et de gérer en pensée unitaire. Plutôt que de voir le sommet, le but à atteindre, j’y vais une étape à la fois. Une journée à la fois, une heure à la fois, et s’il le faut, un pas à la fois », explique celui qui a connu des périodes de doute lors de son incroyable périple. « Tu te sens seul. En fait, tu es seul. J’ai réfléchi. J’ai marché avec mes filles, mes parents, ma conjointe, mes amis à mes côtés, même s’ils étaient à des milliers de kilomètres de moi. Mais ça m’a aidé à surpasser des moments difficiles », explique l’homme qui a atteint le pôle d’inaccessibilité en ne baissant pas les bras et en ne faisant pas les choses à moitié.

Pépins et grandes joies

Il a brisé son traîneau, il l’a égaré, mis le feu à l’intérieur de sa tente, perdu une mitaine. Mais Frédéric Dion, forgé pour l’aventure, n’a pas abandonné. « J’ai osé. Et jamais je n’ai douté que je réussirais. Ça a bien été et je n’ai pas toujours eu en tête de battre des records ou d’atteindre des marques. Je voulais le faire pour donner un exemple à mes filles », a conclu celui qui vit de cette belle folie. Il donne des conférences un peu partout en province et se veut inspirant, un pas à la fois.

Frédéric Dion en chiffres

Le parcours de Frédéric se veut imposant, et pas seulement celui qu’il a accompli en Antarctique. Du haut de ses 37 ans, le père de famille a sauvé la vie de neuf skieurs dans les Alpes, a couru 33 marathons en sept semaines, a survécu quatre jours sans eau, nourriture et équipement dans l’hiver du Lac Mistassini.

Mais le public le connaît davantage pour les records de vitesse qu’il a fracassés. Il a atteint le pôle d’inaccessibilité depuis la base de Novolazarevskaya en 36 jours, rallié le pôle Sud géographique depuis le pôle d’inaccessibilité en 9 jours et traversé l’Antarctique, soit 4381 km, en 54 jours et 6 heures. Toutefois, l’organisme Adventure Stats lui a refusé de considérer son périple comme une expédition solo, puisqu’il a reçu un nouveau traîneau lorsque le sien s’est fissuré. « Je me souviens pourtant avoir été seul dans ma tente », rigole le conférencier.

Même s’il n’a pas obtenu tous les records prévus, Frédéric n’a jamais abandonné. Pour lui, le bonheur et le succès ne se trouvent pas à l’atteinte des objectifs, mais plutôt à chaque étape jusqu’à leur réalisation.

Myriam Delisle et Yanick Michaud

 

 

 

À propos de l'auteur

Myriam Delisle

Journaliste

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