Élections scolaires : des citoyens appelés aux urnes

9500 électeurs sont inscrits dans la circonscription en élection. Photothèque
9500 électeurs sont inscrits dans la circonscription en élection. Photothèque

Éducation – Les électeurs de la circonscription 1 de la commission scolaire des Trois-Lacs sont conviés à exercer leur droit de vote pour combler le poste de commissaire.

Ils auront deux occasions de le faire. Tout d’abord le dimanche 27 novembre de 12 h à 20 h pour le vote par anticipation puis le dimanche 4 décembre de 10 h à 20 h pour le jour du scrutin à proprement parlé.

Les deux journées de vote se tiendront à l’école Léopold-Carrière du 285, route 338 à Les Coteaux.

Rappelons que quatre candidats sont en lice pour le poste de commissaire et que 9500 électeurs sont inscrits dans ce secteur.

VIVA média s’est entrenu avec les candidats.

Sylvain Brazeau

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Sylvain Brazeau veut ravoir l’occasion de représenter ses concitoyens. Photo courtoisie

Sylvain Brazeau est fort d’une expérience de sept ans comme commissaire scolaire. Il veut encore s’impliquer.

Victime du redécoupage des circonscriptions scolaires, Sylvain Brazeau n’a pu être réélu en 2014 aux dernières élections générales.

« Je ne veut pas arriver à la table des commissaires de la commission scolaire des Trois-Lacs avec un grand projet à porter. Je souhaite simplement et humblement donner une voix aux payeurs de taxe et aux élèves qui ne peuvent tout simplement pas se présenter aux différentes assemblées du conseil des commissaires », argue le candidat qui est père de deux enfants qui ont passé par les écoles de la commission scolaire régionale.

Il trouve important, pour un commissaire, d’habiter la circonscription qu’il représente. « Comme commissaire, je m’assurait que les écoles du district recoivent d’un temps à autre l’attention de la commission scolaire. Qu’elles recoivent des sommes pour les appuyer », souligne-t-il.

Finalement, il se dit conscient que les élections scolaires ne reçoivent pas énormément d’attention. Il invite donc les électeurs de la circonscription à s’informer sur les différents candidats et à excercer leur droit de vote.

Michel Lacerte

Michel Lacerte a été enseignant pendant 30 ans. Photo courtoisie
Michel Lacerte a été enseignant pendant 30 ans. Photo courtoisie

Michel Lacerte croit que son bagage acquis comme ancien enseignant lui confère une vue d’ensemble sur le monde de l’enseignement.

Michel Lacerte a œuvré trente ans comme enseignant en environnement physique puis en éducation physique. Il a notamment travaillé les sept dernières années de sa carrière à l’école Léopold-Carrière, située dans la circonscription qu’il brigue.
« J’y ai développé une bonne connaissance de la réalité de ce district de la commission scolaire des Trois-Lacs. J’ai aussi établi des liens et des contacts avec des gens qui y travaillent encore », explique celui qui n’habite pas dans le secteur.

Sa candidature est motivée par son envie de demeurer engagé dans le domaine de l’éducation. « J’ai été enseignant pendant 30 ans. On peut retirer l’enseignant de l’école, mais on ne peut pas enlever l’école de l’enseignant », philosophe Michel Lacerte.

À sa retraite depuis quelques années, il poursuit son objectif de permettre à tous de demeurer en forme avec différents ateliers. Il aimerait pouvoir le réaliser aussi à titre de commissaire de la commission scolaire.
« Je veux des écoles actives et dynamiques où les jeunes peuvent bouger. J’aimerais aussi faire mon possible pour m’assurer que l’argent investi en éducation se rende à l’élève. Je pense que l’on fait bien présentement, mais il y a toujours place à amélioration », conclut le candidat.

Sébastien Lépine est le père d’une jeune fille de 16 mois. Photo courtoisie
Sébastien Lépine est le père d’une jeune fille de 16 mois. Photo courtoisie

Sébastien Lépine

Le plus jeune des quatre candidats, Sébastien Lépine aimerait s’impliquer dans le processus décisionnel de la commission scolaire des Trois-Lacs.

Sébastien Lépine occupe un emploi dans le domaine du travail social. Il y voit une réalité à laquelle il aimerait s’attaquer. « Je travaille principalement auprès de jeunes hommes de 16 à 22 ans qui n’ont pas eu un parcours scolaire facile. J’ai fait le constat que le système d’éducation québécois est désuet. Il a été pensé à une époque qui est révolue depuis longtemps, commente celui qui fait notamment partie d’un comité pour l’installation d’une école alternative dans la région. D’un autre côté, j’ai dû composer pendant toute ma scolarité avec un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité. J’ai pu voir que ce n’est pas facile pour tout le monde. »

Il aimerait, s’il est élu comme commissaire de la commission scolaire es Trois-Lacs, prendre une part active dans la prise de décision de l’organisme régional.

Il souhaiterait aussi pouvoir être un facteur pour contrer l’intimidation des jeunes à l’école. « J’en ai été victime moi-même. Je comprends que c’est difficile à éradiquer, mais il serait intéressant d’apporter des solutions pour rendre la vie scolaire plus facile pour certains », conclut Sébastien Lépine.

Maurice Roy

Maurice Roy a été enseignant en histoire et en économie. Photothèque
Maurice Roy a été enseignant en histoire et en économie. Photothèque

Le candidat Maurice Roy est un retraité de l’enseignement. Il compte maintenant redonner du temps à la communauté.

Ayant enseigné pendant 35 ans en histoire et en économie à l’école secondaire de la Cité-des-Jeunes, Maurice Roy veut demeurer engagé dans le domaine de l’éducation.
« Avec mes 35 années d’enseignement et mes cinq années de suppléances, j’ai travaillé 40 ans dans les écoles. Les réalités ont changé et on constate de plus en plus de contestation à l’égard des commissions scolaires. J’aimerais pouvoir forger ma propre opinion pour pouvoir après défendre au mieux les contribuables et les élèves », soutient le candidat.

Le résident de Coteau-du-Lac souhaite voir les enfants bouger plus dans les écoles. « Je vois ce que fais Pierre Lavoie avec la récolte des cubes d’énergie et je crois que ce genre d’initiative devrait être implantée dans toutes les école », lance le retraité.

Il aimerait aussi avoir l’occasion d’attirer l’attention du public sur ce que les écoles font de positif. Selon lui, l’accent est surtout porté sur ce qui ne tourne pas rond alors que les écoles accomplissent de nombreux petits miracles.

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