Élections 2018 : François Legault de passage à Salaberry-de-Valleyfield

François Legault était présent à Salaberry-de-Valleyfield le 24 août dernier afin de présenter ses propositions pour un gouvernement de la CAQ. Celles-ci touchaient principalement les aînés. 

François Legault était entre autres accompagné du candidat de Beauharnois, Claude Reid. Photo Mona Rochon

En effet, Monsieur Legault a présenté un projet visant à améliorer les soins aux aînés dans les CHSLD. « Avec le vieillissement de la population, ça va prendre des places pour les personnes âgées, » a-t-il dit d’entrée de jeu. « On va changer de nom, on va appeler ça des Maisons des aînés. »

Ces unités de soins seraient plus petites que les CHSLD actuels, et compteraient entre 70 et 130 patients au total, faisant en sorte que les soins soient plus humains. Les chambres y seraient plus grandes et seraient climatisées. Les Maisons des aînés compteraient des espaces communs, et seraient branchées sur la communauté, un peu à l’image des maisons traditionnelles. Ce type de résidence existe déjà dans certains pays scandinaves.

Monsieur Legault prévoit, dans un premier mandat, faire construire une trentaine de maisons des aînés, offrant 2600 places aux personnes âgées nécessitant des soins prolongés. Ce projet à long terme, Monsieur Legault l’a qualifié de « projet d’une génération », nécessitera des investissements importants, mais c’est, selon lui, une priorité dans une société moderne d’aider les aînés.

D’autres mesures concernant l’aide à domicile et l’aide aux proches aidants seront annoncées d’ici quelques jours.

Des soins pour tous

Bien qu’il se soit adressé aux aînés ce matin, Monsieur Legault a mentionné que les groupes de médecine familiale devraient être disponibles quand les citoyens en ont besoin. Il s’agit, dans la grande région du Suroît, d’un enjeu de taille pour tous. « Ce n’est pas vrai qu’on tombe juste malade du lundi au vendredi de 9 à 5. » La plupart du temps, il est impossible pour les patients qui ont besoin de voir leur médecin de le voir dans les 24 à 48 heures. Ces patients vont donc gonfler les rangs de l’urgence de l’hôpital. Au moment d’écrire ces lignes, l’Hôpital du Suroît affichait un taux d’occupation de 214 % ; la majorité des patients en attente sont des cas non prioritaires qui auraient pu être pris en charge par un médecin de famille. « Je pense qu’on peut être un peu plus exigeant envers nos médecins, » a-t-il ajouté.

Texte : Mona Rochon, journaliste 

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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