Des réactions contradictoires

Budget Marceau

Avec le dépôt du budget Marceau jeudi, la Fédération autonome de l’enseignement et l’Association des Centres locaux de développement du Québec (ACLDQ) réagissent bien différemment.

« Le peuple du Québec doit disposer de tous les leviers pour assurer son avenir, dit le ministre des Finances, et pourtant le plus important levier, celui de l’éducation, est absent de la stratégie gouvernementale visant à assurer le développement du Québec», selon le président de la Fédération autonome de l’enseignement, Sylvain Mallette.

Selon l’organisme, les besoins sont criants, et le parc immobilier scolaire tombe en ruine. On affirme que l’État doit réinvestir dans l’éducation en fournissant des services adéquats et en nombre suffisant auprès de tous les élèves. Ainsi, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE) croit que le budget Marceau abandonne l’école publique.

« Au moment où le Québec a plus que jamais besoin d’investissements en éducation, la seule préoccupation du gouvernement Marois est de poursuivre sur la voie des compressions. Ce même gouvernement, qui reprochait à ses adversaires politiques de ne se préoccuper que des structures, s’apprête à faire ce qu’il dénonçait tout en prétendant qu’il pourra dégager une marge de manoeuvre financière de 125 millions de dollars, sans toutefois en faire la démonstration. On peut se permettre d’en douter, car en 1998, sous prétexte de réaliser des économies, le gouvernement péquiste a fusionné les commissions scolaires et a raté sa cible de 60 millions de dollars. Ce n’est pas de cette manière, pour reprendre les propos du ministre Marceau, qu’on se prépare à être maîtres et prospères chez nous. C’est comme si l’école publique était considérée comme une dépense comptable aux yeux du gouvernement. C’est franchement inquiétant!», déclare le président.

Toujours à son avis, le gouvernement a pourtant d’autres choix afin de réduire le déficit. « Il peut poursuivre et élargir la lutte contre l’évasion fiscale et la corruption, il y a là plus de 3 milliards de dollars à récupérer annuellement, ou encore s’attaquer à la bureaucratie qui en plus d’être coûteuse, paralyse, entre autres, le ministère de l’Éducation et ses directions régionales. Il privilégie plutôt les compressions budgétaires pour atteindre l’équilibre alors que le Vérificateur général évoquait hier dans son rapport le danger d’utiliser cette façon de faire qui risque de freiner l’activité économique et avoir un effet désastreux », souligne Sylvain Mallette.

Les CLD satistsfaits

Le gouvernement confirme, dans son budget 2014-2015, le rôle de partenaires essentiels des Centres locaux de développement (CLD) comme le CLD Vaudreuil-Soulanges dans le développement économique local du Québec en misant sur leur expertise dans la mise en œuvre de la Politique industrielle et en reportant de cinq ans le remboursement des Fonds locaux d’investissement (FLI).

Ainsi, le budget Marceau annonce un appel de candidatures, du 24 février au 28 mars, afin d’identifier 300 entreprises à forte croissance dans toutes les régions, surnommées les gazelles, qui seront soutenues dans leur ascension par les CLD et leurs partenaires.

« L’accompagnement de ces entreprises est un pas important dans la mise en œuvre de la Politique industrielle, se réjouit Yves Maurais, président de l’ACLDQ. Les PME et les régions ont besoin d’un réseau d’intelligence. Par le travail conjoint que nous effectuons, nous structurons mieux nos interventions et nous nous assurons que l’entrepreneur est au centre de la démarche. »

Pour leur part, les députés régionaux Lucie Charlebois et Yvon Marcoux commenteront l’état des finances ce lundi, quatre jours après le dépôt du document gouvernemental.

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