Des élèves sans pupitre : la commission scolaire s’explique

La présidente de la Commission scolaire des Trois-Lacs dit que la situation n’est pas dramatique.

Pendant qu’une mère dénonce l’absence de pupitres, de chaises et même de tableaux dans les classes de première année à l’école Marguerite-Bourgeoys à Les Cèdres, la présidente de la Commission scolaire des Trois-Lacs (CSTL) indique que la situation n’a rien de dramatique.

Contactée par Viva média, Francine St-Denis, présidente de la CSTL insiste pour dire que les parents ont été avisés la veille de la rentrée scolaire que le mobilier qui a été commandé n’arriverait pas à temps. « Effectivement, il n’y a pas de pupitres, souligne la présidente de la CSTL. Ce n’est pas notre choix. Nous avons un retard dans la livraison. Cependant, les élèves ne sont pas assis sur le plancher. »

Francine St-Denis fait savoir que la direction de l’école a pris la décision de transformer les classes de première année en classes flexibles pour l’instant. « C’est toujours facile de lancer une rumeur comme celle-ci, dit Mme St-Denis en ajoutant qu’elle n’a pas vu la situation d’elle-même. Il y a des tables de cafétéria qui ont été apportées. Aussi, je crois qu’il y a des coussins qui ont été déposés sur le sol afin d’éviter que les élèves s’assoient sur les tuiles du plancher. »

Mme St-Denis explique par la même occasion que la situation est temporaire et que les écoliers profitent d’une période d’intégration. « À ce que l’on m’a dit, les élèves iront plus souvent à la bibliothèque, expose la présidente. À d’autres occasions, ils pourront aller dans des classes libres lorsque les élèves qu’ils les occupent seront au gymnase. Je le répète, ce n’est pas dramatique. Les classes dites traditionnelles, ça n’existe plus vraiment. »

Une ancienne enseignante réagit

Mise au fait de la situation, une ex-enseignante se dit surprise de la situation. Pour la retraitée, le fait de ne pas avoir accès aux matériels requis à l’apprentissage peut désillusionner certains élèves. « C’est malheureux, dit la dame qui a enseigné au primaire pendant près de 20 ans. Je me souviens que les élèves de première année étaient réellement heureux de s’asseoir à leur place et d’y ranger leurs livres. C’est ce qu’ils préféraient de la première journée. »

L’ancienne enseignante souligne qu’elle n’aurait pas accepté d’enseigner sans le matériel adéquat. « Les temps ont changé, mais le principe restera toujours le même. Les enseignants font le maximum avec ce qu’ils ont. Malheureusement, il manque le principal, l’équipement pour enseigner. Ne venez pas me dire que la commission scolaire a passé sa commande l’année dernière. Malheureusement, la direction a surement attendu le nouveau budget et voilà le résultat. Tant que les enseignants laisseront passer ce genre de situation, la CSTL n’aura pas à s’activer. La direction pourra maintenant dire que c’est possible. Peut-être un jour que les élèves pourront écrire sans crayons et ranger leurs vêtements dans des cases invisibles. Après tout, ce n’est pas dramatique, c’est juste du matériel scolaire », conclut la dame avec ironie.

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