Des citoyens de la Vallée Chaline inquiets

Lors de la séance du conseil municipal de la Ville de Saint-Lazare du 7 février dernier, un citoyen, Richard Meades, a déposé une demande d’accès à l’information sur lequel on y retrouvait 102 noms de résidants de la Vallée Chaline. 

Le rapport du Ministère de la Sécurité publique sur les risques de glissements de terrain dans la Vallée Chaline à Saint-Lazare, indiquerait qu’il n’y a aucun danger imminent.

Le 14 novembre dernier, la Ville de Saint-Lazare a reçu un rapport sur les risques associés à une zone potentiellement exposées aux glissements fortement rétrogressifs. Ce que les signataires de cette demande désirent, c’est que ce rapport soit rendu public, ou du moins, que les citoyens concernés résidant dans la Vallée Chaline puissent connaître la teneur de ce rapport publié par le Ministère de la Sécurité publique du Québec.

Un deuxième citoyen, Constantinos Markakis, a déclaré que, bien qu’il ne soit pas signataire de la pétition, les gens concernés ont le droit de savoir. Quel est l’ampleur des risques ? Les citoyens sont inquiets, anxieux. Y aura-t-il des conséquences sur la valeur de leurs propriétés ? Les gens se font toutes sortes d’idées et demeurent dans l’inconnu », croit ce citoyen.

La Ville ne peut divulguer le rapport

Pour répondre à la question des signataires présents dans la salle, le maire Robert Grimaudo, a réitéré que si la Vile ne divulguait pas la teneur de ce rapport, c’est parce que ce même rapport ne lui appartenait pas.

Le maire de Saint-Lazare a rappelé que ce dossier de datait pas d’hier.  « Il faut revenir en 2008 alors que la MRC avait décrété dans son  schéma d’aménagement que la Vallée Chaline se situait dans une zone de glissement de terrain », relate Robert Grimaudo.  Le ministère a ensuite été impliqué dans ce dossier, au moins trois consultations publiques ont eu lieu, notamment par le biais de la MRC Vaudreuil-Soulanges. « Nous travaillons depuis trois sur ce dossier. Chose certaine, nous pouvons confirmer qu’il y a une problématique, mais pas de danger imminent », assure le maire qui ajoute que des solutions sont aussi proposées pour assurer une stabilité au terrain.

Robert Grimaudo voit bien que les gens souhaiteraient une solution immédiate. Mais le cas de la Vallée Chaline est plus complexe que le seul risque d’affaissement. Il y a aussi la situation des égouts dans ce secteur quoi est en jeu, pour ne nommer que ce dossier », explique le maire.

La démarche consistant à demander à la Ville un accès à l’information est-elle peine perdue? Le maire en a bien peur.   « Encore une fois, je le répète, ce rapport ne nous appartient pas, nous ne pouvons donc prendre l’initiative de le rendre public. Même le Ministère de la Sécurité publique a refusé de le diffuser. Je suis d’accord avec la démarche des citoyens. Leur droit de savoir est tout à fait légitime. Vous savez, je souhaiterais que le ministère organise une rencontre d’information et explique aux citoyens concernés ce qu’il en est. Je n’aurais aucun problème avec ça, bien au contraire », affirme Robert Grimaudo qui, au fond, se doute bien que les citoyens savent qu’il n’y a rien à craindre.

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