Des bénévoles essentiels à la culture

Lorraine Messer, présidente de la maison Félix-Leclerc, entourée de Marie-Belle Ouellet et de Martin Leclerc.
Lorraine Messer, présidente de la maison Félix-Leclerc, entourée de Marie-Belle Ouellet et de Martin Leclerc.

200 heures au Parc historique de la Pointe-du-Moulin, 700 heures au MUSO, 2183 heures à la maison Félix-Leclerc, 2400 heures à la maison Trestler, 4450 heures au Musée régional Vaudreuil-Soulanges et 6000 heures chez Valspec. La présence de bénévoles est d’abord et avant tout une question de pérennité pour les sites culturels de la région.

Sans les bénévoles, la plupart des organismes culturels ne pourraient pas accomplir autant d’activités et même fonctionner. Ils ont été, l’année dernière, près de 400 à apporter leur soutien à la Maison Trestler, au Musée régional Vaudreuil-Soulanges, au MUSO, à la maison Félix-Leclerc, au Parc historique de la Pointe-du-Moulin et chez Valspec.

Essentiels à la programmation

Les bénévoles font un peu de tout : entretien, service d’accueil, animation, visite guidée, soutien lors des événements, travail de bureau, présence lors de kiosques, vente de billets, recherche, … Ils apportent un soutien énorme aux équipes. Leurs tâches sont déterminées par les goûts, les compétences ou les expériences de chacun.

« Ils sont nos bras supplémentaires. Ils nous permettent de réaliser nos activités », souligne la directrice du MUSO, Annabelle Laliberté.

À la direction de la maison Trestler, Louise LeBlond Vallée ajoute que sans eux il serait impossible de fonctionner. « Ces personnes sont l’âme de la Maison Trestler. C’est grâce à ces femmes et ces hommes que nous pouvons assurer la pérennité de cette maison ancestrale. »

La maison Félix-Leclerc est ouverte au public depuis près de deux ans et occupe un très grand terrain. « Nos besoins sont de plus en plus grands et les ressources financières ne nous permettent pas de combler les services essentiels à la bonne marche de notre organisme sans l’aide des bénévoles », signale la présidente de l’organisme, Lorraine Messer.

À l’origine, chez Valspec, l’ensemble de l’équipe était bénévole. Avec le temps, elle a graduellement fait place à une équipe de direction et une équipe administrative rémunérées. « Bien que nous soyons très actifs, nos revenus ne nous permettraient pas aujourd’hui de défrayer la charge salariale qui incombe à l’accueil des spectateurs», dévoile Claudéric Provost qui assure la direction générale de Valspec.

Administrateurs

Lorsqu’on leur parle de bénévoles, tous tiennent à souligner les administrateurs de leur conseil d’administration, qui sont habituellement entre 5 et 12.

« Pour un OBNL, ça prend des gens pour prendre les orientations et obtenir les ressources financières requises au fonctionnement. Sur notre CA plusieurs cumulent bon nombre d’années. D’ailleurs, Bernard Bourbonnais, passera le flambeau dans les prochaines semaines après onze années à la présidence », explique le directeur général du Musée régional Vaudreuil-Soulanges, Daniel Bissonnette.

Mentions d’honneur

Si tous les bénévoles comptent et font partie de la grande famille qu’est chaque équipe, certains laissent leur trace de manière plus prononcée.

Depuis 25 ans, la maison Trestler peut compter sur la fidèle Carmen Poirier. Alors que chez Valspec, le nom qui vient automatiquement aux lèvres est celui de l’ex-présidente, Pauline Séguin.

Du côté du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, le poste de doyenne est occupée par Alice Miron, qui depuis 26 ans est une source d’inspiration et de bonne humeur. Alors que pour le Parc historique de la Pointe-du-Moulin, la présence de Jacqueline Tremblay, 10 heures par semaine, est d’une aide inestimable. C’est grâce à son pouce vert que les jardins sont si beaux et qu’ils font partie de la visite.

Présente depuis les origines du musée, Andrée Barrette est avec le MUSO depuis près de 30 ans. Aujourd’hui, elle est l’animatrice bénévole sénior qui aide à la formation des recrues. Tandis qu’à la maison Félix-Leclerc, on ne peut passer sous silence la détermination de Lorraine Messer, sans qui le projet n’aurait pu voir le jour. Faisant partie des fondateurs de l’organisme, mis sur pied pour sauver la maison de Félix, elle occupe le poste de présidente depuis 16 ans.

« Les bons bénévoles font un engagement à s’impliquer avec nous au même titre que s’ils étaient rémunérés. J’aime le mot anglais volunteer qui traduit bien ce que devrait représenter le travail bénévole. Il prend ses racines du mot volontaire. Il évoque donc à la base, la volonté d’une personne d’offrir ses services », énonce Claudéric Provost.

Grand besoin

Paradoxalement, avoir des bénévoles ça demande du temps : les rencontrer, déterminer les objectifs, les former, les encadrer et être à l’écoute de leurs besoins. Sans compter que les bénévoles sont des personnes très occupées. Par conséquent, les organismes sont en recherche constante de nouveaux bénévoles pour avoir une grande banque de disponibilités, mais aussi pour couvrir toutes les journées de la semaine et assurer la relève.

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