Dénoncer la menace qui plane

Plusieurs organismes environnementaux étaient présents à l’occasion d’une rencontre à Pointe-Fortune. Photothèque

Récemment, à Pointe-Fortune, une mobilisation organisée conjointement avec Greenpeace Québec,  Les Citoyens au Courant, Environmental Defence Canada, Ecology Ottawa, STOP oléoduc Outaouais et Guy Coderre, enseignant au Centre national de formation en traitement de l’eau, s’est déroulé sur les rives de la rivière des Outaouais.

Pour ces groupes écologiques, il s’avère primordial de dénoncer la menace qui plane sur les cours d’eau avec un projet de transport d’hydrocarbures sales comme celui d’Énergie Est.

À l’occasion de ce rassemblement, des cartes en bois ont été jetées dans la rivière des Outaouais pour démontrer les risques d’un déversement. Selon ces organismes pas moins de 26 stations d’eau potable pourraient être affectées en moins de 24 heures, alors qu’elles ne sont pas équipées pour éliminer les hydrocarbures.

Mieux repérer les lieux à risque

Des cartes dans la rivière des Outaouais ont été établies pour repérer les lieux à risque en cas de déversement d’hydrocarbures.

L’oléoduc Énergie Est proposé partirait de l’Alberta pour se rendre au Nouveau-Brunswick, traversant près de 3 000 lacs, rivières, cours d’eau et nappes d’eau. Pour mieux comprendre l’effet d’un déversement potentiel de pétrole de l’oléoduc sur le réseau fluvial de la rivière des Outaouais au Québec, deux cents petites cartes de bois seront déposées dans la rivière, près du site où passerait l’oléoduc, à Pointe-Fortune, au Québec. Ces cartes possèdent un numéro d’identification et des directives afin que les personnes qui les trouvent puissent les signaler sur un site Internet et entrer l’emplacement où elles ont été trouvées, et voir les endroits où d’autres cartes ont été repérées.

Cartographie

Les organismes présents à Pointe-Fortune ont donc cartographié les endroits où le pétrole de l’oléoduc Énergie Est ou d’Enbridge se retrouverait en cas de déversement dans la rivière des Outaouais.  « L’oléoduc Énergie Est met en danger non seulement le réseau fluvial de la rivière des Outaouais, mais aussi la grande région de Montréal et les communautés environnantes, selon Dale Marshall d’Environmental Defence. Nous entreprenons ce projet pour que les résidents comprennent mieux ces risques. »

« La rivière des Outaouais est essentielle à notre économie locale. Les entreprises de pêche et de loisirs en dépendent, mais encore plus important, la rivière fournit l’eau potable à des villes comme Rigaud, Hudson et Vaudreuil-Dorion. Imaginez la catastrophe économique pour les propriétaires de résidences et d’entreprises si l’oléoduc Énergie Est avait des fuites, comme c’est le cas pour tous les oléoducs », explique Katherine Massam du regroupement Les Citoyens au Courant.

« Ce projet met à risque de façon inacceptable la sécurité des approvisionnements en eau de plus de 3 millions de Québécois. À titre d’enseignants affectés à la formation des opérateurs des stations de purification d’eau du Québec, nous tenons à affirmer notre ferme opposition au projet d’oléoduc Énergie Est, dit  Guy Coderre, Porte-parole du personnel enseignant du Centre national de formation en traitement de l’eau (CNFTE). « Nos chaînes de traitement ne sont pas en mesure d’éliminer ces polluants.  En cas de déversement majeur, il n’y aura pas de Plan B réaliste pour la vaste majorité des stations d’eau du grand Montréal puisqu’elles ne peuvent compter sur aucune source d’eau alternative.»

Les groupes interpellent à nouveau la Communauté métropolitaine de Montréal et exigent la cessation du transport du bitume dilué tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas de plan de mesures d’urgence assurant la protection de l’eau potable et des populations de la région de Montréal.

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