De nouveaux défis pour Marie-Jacinthe Roberge

Marie-Jacynthe RobergeMême si elle est maman de deux jeunes enfants, vous ne la croiserez pas à la piscine, le samedi matin. Marie-Jacinthe Roberge est une passionnée qu’on a plus de chance de rencontrer dans des assemblées générales. Directrice générale de Tourisme Suroît, jusqu’à sa fermeture en décembre dernier, elle relève aujourd’hui un nouveau défi faisant appel à ses qualités de gestionnaire : la direction générale du Réseau Archéo-Québec.

Tourisme Suroît a fermé ses portes au public à la fin du mois d’octobre 2015. La lutte pour essayer de faire survivre l’organisme avait duré un an et demi. Officiellement décidée au début d’octobre, la mort est arrivée par étape : Vaudreuil-Soulanges qui coupe sa contribution en août 2014, puis qui annonce son retrait en juin 2015, un été de négociations et de jeux de coulisses, l’élaboration de nouvelles stratégies… La directrice n’a pas lâché jusqu’à la décision officielle de Beauharnois-Salaberry et du Haut-St-Laurent  à l’automne 2015. C’était fini.

« J’ai mis toutes mes énergies. Comme j’avais des administrateurs qui étaient des politiciens, j’ai tenu pour acquis que mon rôle était de les alimenter et de les laisser jouer la partie politique. J’aurais pu en faire plus, mais j’étais brûlée », confie Marie-Jacinthe Roberge.

Un passage libérateur

En novembre, elle a fait le saut chez Voyages Gendron, alors que tout n’était pas terminé à Tourisme Suroît. On lui offre de développer le tourisme intra Québec pour la clientèle internationale. Un défi intéressant, pour celle qui aime mettre en valeur la culture, la société et le patrimoine.

« Être celle qui est là pour tout fermer, quand tu sais tout le bagage des 21 ans d’existence, ça fait mal. Beaucoup de gens me disaient que j’avais tout fait ce que je pouvais et qu’il était temps que je pense à moi, mais c’était crève-cœur de ne pas boucler la boucle », raconte avec émotion l’ancienne directrice de Tourisme Suroît.

Son passage chez Voyages Gendron l’a aidée à se relever. Tout était là pour lui changer les idées : le travail, la découverte de l’univers du voyage et une équipe constituée de gens sociables, dynamiques et intéressants. Sa présence, de courte durée, dans l’entreprise a été révélatrice: elle apprécie la chose publique, la gestion, mais surtout elle a besoin que son travail ait un sens social.

Un autre changement

C’est ainsi que poussée par des connaissances, elle a postulé pour le poste de directrice générale d’Archéo-Québec. L’organisme à but non lucratif associatif est spécialisé dans la diffusion et la mise en valeur de l’archéologie. Qui dit archéologie, pense attraits culturels, musées, organismes de développement culturel… Un terrain bien connu pour elle, surtout que l’archéologie est très forte en Montérégie

Celle qui se définit comme une fille passionnée et convaincue s’investit à 100%, depuis le 7 mars, dans son nouveau rôle de directrice générale d’Archéo-Québec. Même si cela est récent, on la sent déjà totalement impliquée. Ses nouveaux défis l’enflamment. Le marketing, la communication, les besoins des membres, la cohérence des dépenses, les modes administratifs, la gouvernance et la mission (diffuser, faire connaître et mettre en valeur) sont des enjeux qu’elle connaît bien.

« Je trouve ça génial d’ouvrir mes horizons et d’être au service de l’ensemble des régions du Québec. Je pense que j’ai une nature de conquérante et de pédagogue. Le fait que l’archéologie est méconnue et qu’elle a besoin de gens à sa défense, ça me plaît », souligne Marie-Jacinthe Roberge.

Une nouvelle passion

Elle n’est pas une archéologue et elle ne le sera jamais. Par contre, elle parle déjà avec entrain d’artefacts, de science et des sites connus comme le Lieu historique national de Coteau-du-Lac, le Lieu historique national de la Bataille-de-Châteauguay, le musée de la Pointe-du-Buisson, l’île-aux-Tourtes et même le Parc historique de la Pointe-du-Moulin, où il y a un potentiel archéologique fort.

Intense et convaincue lorsqu’elle s’engage dans un projet, Marie-Jacinthe sera certainement très présente aux activités du Mois de l’archéologie, en août. Il y a fort à parier que, cet été, son fils et sa fille l’accompagneront sur les routes du Québec à la rencontre des nombreux sites archéologiques, de beaux prétextes d’apprentissage.

« J’aime l’histoire, la culture et la géographie, mais j’ai en partie pris cet emploi parce que c’est l’occasion d’amener mes enfants à découvrir des choses. La vision collective, j’ai été élevée avec ça et ça fait partie de ce que je veux transmettre à mes enfants», conclut celle qui utilise ses défis personnels et professionnels pour, entre autres, parfaire sa formation.

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