Complexe sportif Pincourt : les travaux lancés

Objectif : septembre 2014

Annoncé l’été dernier, le parachèvement du Complexe sportif Pincourt prend forme. Selon Jocelyn Thibault, maître d’œuvre du projet, le tout sera opérationnel à l’automne.

Yvan Cardinal, Jocelyn Thibault et Diane Schetagne ont pris part à une mise au jeu protocolaire pour lancer les travaux de parachèvement du Complexe sportif Pincourt. © Christopher C. Jacques
Yvan Cardinal, Jocelyn Thibault et Diane Schetagne ont pris part à une mise au jeu protocolaire pour lancer les travaux de parachèvement du Complexe sportif Pincourt.
© Christopher C. Jacques

Rappelons qu’il existe toujours deux projets de construction de surfaces glacées intérieures sur l’île Perrot : l’un piloté par Jocelyn Thibault et la Société d’Exploitation Sports Sherbrooke (SESS), et un autre mené par Alexandre Burrows. Plus de six mois après l’annonce initiale, la phase de construction du premier a été lancée mardi dernier.

« C’est une journée historique pour la SESS, a déclaré Jocelyn Thibault, président du groupe. Nous avons enfin le privilège de faire découvrir un trésor qui dort depuis longtemps. »

Il s’agissait, pour de nombreux invités à l’annonce, d’une première occasion de franchir le seuil du bâtiment dont la construction s’est amorcée en 2003. Les travaux avaient cependant été suspendus en raison d’un litige financier, puis juridique.

De nombreux citoyens et rapports dressaient un portrait sombre de l’état de la structure, mais il semble que ce dernier ne se soit pas avéré. À titre d’exemple, toute l’armature de bois lamellé-collé qui soutient le toit de la patinoire sera conservée. De plus, en tenant compte de la structure en place, 35 % du projet est d’ores et déjà terminé.

Des partenaires investis

La SESS, formée de Jocelyn Thibault, ancien gardien de but des Canadiens de Montréal, Stephen Cabana, Pascal Rhéaume et Benoit Goulet, en est à son deuxième projet de cette nature. En 2011, elle inaugurait en effet le Complexe sportif Thibault à Sherbrooke.

Le groupe compte reprendre la même formule à Pincourt, laquelle préconise un fort lien d’attachement entre le complexe sportif et le milieu scolaire. Ainsi, le programme sport-études en hockey de l’école secondaire du Chêne-Bleu pourra tenir ses activités au complexe sportif.

« À Sherbrooke, le taux de décrochage est nul pour les élèves issus de ces programmes, et nous avons l’ambition de croire que nous y contribuons à notre façon », a souligné Jocelyn Thibault.

Grâce à son entente avec la Ville de Pincourt, qui garantit 2906 heures de glace, l’ancien hockeyeur professionnel espère aussi que les citoyens s’approprieront l’infrastructure sportive dans les prochaines années. Aussi le groupe vise-t-il plus que la construction d’un aréna : il veut offrir aux usagers une expérience unique. Par conséquent, il s’est entendu avec Cunningham’s Pub, qui y ouvrira une succursale. Il compte également y installer une clinique médico-sportive et construire des salles multifonctionnelles. « Désormais, les mères et les pères des jeunes hockeyeurs ne voudront plus laisser leur place aux pratiques matinales de leurs protégés! » a lancé avec humour Jocelyn Thibault.

Un complexe qui porte bien son nom

Le maire de Pincourt, Yvan Cardinal, qui n’a jamais caché que le règlement du dossier du parachèvement du centre sportif fut parfois éreintant, a laissé tomber un « Enfin! » bien senti en début d’allocution. « Le Complexe sportif Pincourt porte bien son nom; ç’a été complexe par moment. Nous sommes arrivés à une étape charnière du processus », a-t-il confié à l’assistance.

Il a aussi tenu à lancer des fleurs au groupe d’investisseurs : « La SESS a fait preuve de beaucoup d’ouverture et de flexibilité pour aller de l’avant. C’est un partenaire engagé à s’implanter dans le secteur. »

Sur ce point, soulignons que le projet d’entente entre la Ville et la SESS a dû être modifié à la dernière minute. En effet, les partenaires étaient censés conclure un bail emphytéotique de 99 ans qui aurait rendu la Ville propriétaire du terrain et du bâtiment au terme du contrat. Le gouvernement du Québec n’a toutefois pas donné son accord à cette formule, forçant les investisseurs et les autorités municipales à un retour à la planche à dessin. La SESS a finalement convenu d’acheter le bâtiment et le terrain sur lequel il est sis pour une somme de 339 000 $.

Par ailleurs, le maire Cardinal estime que la Ville, grâce à son entente et à sa garantie d’heures, investit dans la santé de ses citoyens, mais aussi des résidents des environs.

Alors que de nombreux Vaudreuil-Soulangeois, s’inquiétant du peu de progrès apparent des derniers mois, étaient prêts à renoncer au projet de Jocelyn Thibault, ce dernier annonce que le Complexe sportif Pincourt ouvrira ses portes en septembre prochain.

 

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