Ça va bouger à la salle Albert-Dumouchel avec BJM

L’année est très mouvementée pour les Ballets Jazz de Montréal (BJM), qui seront en spectacle à la salle Albert-Dumouchel, le 14 avril.

La troupe étant présentement en Asie, le directeur artistique Louis Robitaille est revenu au Québec avant elle. C’est la première fois en 20 ans que cela arrive. Les danseurs donneront leur dernier spectacle en Chine le 26 mars et reviendront en sol québécois pour rencontrer le public d’Alma le 30 mars.

Louis Robitaille a une philosophie sur les performances de BJM. Le spectacle est toujours aussi important, peu importe où la troupe se trouve. Bien entendu, parfois la pression et le stress sont plus grands. Depuis quelques années, le directeur artistique et ancien danseur constate que la vente de billets est plus difficile, mais pas partout.

« Je le dis sans prétention, nous sommes probablement la compagnie qui visite le plus ses communautés en faisant la tournée et sûrement la compagnie qui vend le plus de billets. BJM est une compagnie de tournée, la planète est notre terrain de jeu. Partout où l’on passe, on est à guichet fermé. Au Québec, c’est un peu triste, mais c’est la réalité de maintenant », remarque Louis Robitaille.

Feelgood company

Le directeur artistique explique que lorsqu’on va voir BJM, on sait qu’on ne va pas voir un spectacle lourd, sombre, intellectuel et conceptuel. La compagnie véhicule plutôt des valeurs et des émotions très positives.

« Nous sommes une compagnie de danse qui danse. BJM ça déménage, c’est physique, c’est athlétique, c’est inspirant! C’est aussi des propositions de travail de chorégraphes de très grande réputation. Pour moi, les artistes sont l’essence de la compagnie », lance-t-il avec enthousiasme.

Lors du spectacle présenté chez Valspec, la troupe dansera Rouge de Rodrigo Pederneiras ainsi que Mona Lisa et O Balcao d’Itzik Galili. Rodrigo Pederneiras est un chorégraphe de réputation mondiale et chorégraphe résident de la compagnie brésilienne Grupo Corpo. Les deux hommes, devenus amis au fil des ans, signent leur sixième collaboration. Louis Robitaille affirme que l’énergie, la gestuelle, le produit est tout à fait dans les cordes de BJM. « C’est physique, c’est viscéral et, quelque part, c’est même bestial. »

Itzik Galili est un chorégraphe que Louis Robitaille connaît depuis très longtemps, du temps où il dansait pour les Grands Ballets Canadiens. Généralement, BJM présente des œuvres exclusives, mais dans le cas de Mono Lisa et de O Balcao cela a été un peu différent.

« Mona Lisa ça correspondait à ce que je cherchais : une énergie, une forme d’humour, très athlétique et des éléments de surprises. L’exécution de ce duo est complètement renversante. Ç’a été notre point de départ. On s’est, ensuite, entendu pour une seconde pièce, O Balcao, qui est un vrai morceau de sucre. C’est coloré et rythmé », précise Louis Robitaille.

Boule d’énergie

Cette tournée est tout un défi pour les artistes, particulièrement parce que Louis Robitaille a souhaité repousser leurs limites. L’énergie est la grande tendance de Louis Robitaille depuis quelques années. Approchant de son 60e anniversaire de naissance et après 20 ans chez BJM, ressentait-il le besoin de démontrer qu’il avait encore de l’énergie?

« Ce n’est pas une approche personnelle. On a de beaux artistes et de belles personnes. Depuis quelques années, je cherchais à les challenger. Il est vrai que j’ai penché un peu trop fort sur la performance. Ils terminent le spectacle sur les rotules complètement, mais ils adorent ça », lance le directeur artistique, qui avoue ne pas s’ennuyer de la scène. Un danseur est un athlète, ce qui demande un régime de vie à respecter. Il vient un moment où l’on n’a plus envie et les capacités pour vivre comme ça, dit-il.

La tête encore pleine d’idées le directeur artistique est loin de prendre sa retraite. Il considère que sa compagnie a un potentiel hallucinant et il désire poursuivre la mission de la compagnie, celle d’aller à la rencontre du public et de démocratiser la danse.

« Chaque endroit, chaque théâtre, est important. On a des responsabilités envers le public. On est privilégiés de faire ce que l’on aime. La réaction du public est notre récompense. Je crois que les gens vont adorer le spectacle à Salaberry-de-Valleyfield. Ils vont être surpris et pourront oublier, le temps d’un spectacle, leurs tracas quotidiens. Vous allez sortir le sourire aux lèvres et les yeux remplis d’étoiles », conclut Louis Robitaille.

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