Budget 2015-2016: L’équilibre a un coût

Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique, à la Réadaptation et à la Santé publique commentera lundi avec sa collègue Marie-Claude Nichols.
Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique, à la Réadaptation et à la Santé publique commentera lundi avec sa collègue Marie-Claude Nichols.

Finances – Jeudi était jour de dépôt budgétaire à l’Assemblée nationale. Les opinions divergent sur les répercussions du document.

Le budget 2015-2016 revêtait un caractère particulier. Le gouvernement Couillard s’était engagé à revenir à l’équilibre budgétaire après une phase qualifiée de rigueur par certains et d’austérité par d’autres.

Le ministre des Finances Carlos Leitao s’est targué, en chambre, d’avoir comblé son mandat sans augmenter les taxes et les tarifs pour les contribuables. En bref, le budget prévoit :

  • Une abolition future et graduelle de la taxe santé;
  • Un allègement fiscal pour les entreprises dans le but d’encourager l’investissement;
  • Une diminution graduelle de la charge fiscale des contribuables;
  • Un contrôle des dépenses gouvernementales.

Le budget confirme aussi l’augmentation de la contribution des parents pour les places subventionnées en service de garde, et ne signale rien sur les hausses de tarifs d’Hydro-Québec, sur les hausses de taxes scolaires et municipales.

Divergences

Dans un premier temps, l’Union des Municipalités du Québec (UMQ), qui avait grandement décrié la révision, par le gouvernement Couillard, du Pacte fiscal entre les municipalités et Québec, se montre somme toute satisfaite du budget Leitao.

« Le gouvernement réitère fermement deux engagements qui sont les priorités des municipalités pour l’année 2015 soit d’élaborer une loi reconnaissant les municipalités comme des gouvernements de proximité et de conclure cette année, avant le début du processus budgétaire municipal une nouvelle entente de partenariat fiscal et financier pluriannuelle Québec-municipalités. Cette entente devra soutenir concrètement le rôle et les responsabilités accrues des municipalités et appuyer le développement de nos territoires », a réagi la présidente de l’UMQ et mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy.

Toujours selon l’UMQ, le budget contient certaines mesures qui contribueront à stimuler le développement économique des municipalités et des régions. Au premier chef, les investissements de 1,5 milliard $ prévus pour la mise en oeuvre de la stratégie maritime, une initiative qui aura des retombées économiques majeures partout au Québec. De ses investissements, 200 millions $ permettront d’accélérer les investissements dans les infrastructures portuaires, 400 millions $ permettront de favoriser l’implantation de pôles logistiques et l’implantation d’infrastructures.

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) se désole, quant à elle, du budget déposé par Carlos Leitao. Elle se demande plus précisément comment les commissions scolaires pourraient maintenir au niveau actuel l’ensemble des services aux élèves, avec des compressions de l’ordre de 350 millions de dollars, une ampleur sans précédent pour le réseau scolaire. Rappelons que le gouvernement Couillard prévoit une augmentation budgétaire de 0,2 % pour le ministère de l’Éducation. Selon la FCSQ, cette maigre hausse ne couvre pas les coûts de système, qui s’élèvent à plus de 3 %. Ainsi, selon l’organisme, des compressions sont à prévoir pour combler le manque à gagner de 2,8 %.

Du côté de la commission scolaire des Trois-Lacs, on ne sait pas comment le budget se déploiera régionalement. Ses responsables attendent plus de précisions au cours des prochaines semaines.

Les députées locales Marie-Claude Nichols et Lucie Charlebois n’étaient pas disponibles pour commenter le budget 2015-2016. Elles préfèrent donner leur point de vue conjointement en début de semaine prochaine.

 

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