Bruits irritants à Saint-Télesphore

Le maire de Saint-Télesphore, Yvon Bériault, se désole de voir que des gens violent une propriété privée et viennent y faire des activités pour le moins bruyantes. Photo Stéphane Fortier

Lors d’une récente assemblée du conseil municipal à Saint-Télesphore, il a été fait mention de plaintes de citoyens concernant les bruits et les va-et-vient persistants et incommodants provenant d’une partie de la sablière située au bout du chemin Saint-Antoine Est. 

C’est que, à cet endroit, cette sablière n’est pas exploitée de façon journalière et est abandonnée la majorité du temps. « Cela laisse la place à ceux qui veulent aller faire du VTT, du motocross. D’autres font du tir à la carabine. Certains viennent y planter leur tente et font des feux. Cela engendre beaucoup de bruit qui incommode les résidents des alentours, notamment ceux du chemin des Six-Terres et Saint-Philippe, dont une grande partie est située à Saint-Polycarpe. Je dirais que le bruit peut se faire entendre de deux à trois kilomètres à la ronde», mentionne le maire de Saint-Télesphore, Yvon Bériault, qui a fait des représentations à ce sujet auprès du parrain de la Municipalité à la Sûreté du Québec (SQ).

Normalement, l’accès au site est interdit, étant une propriété privée, et il y a une barrière à l’entrée, mais elle a été en partie détruite, laissant le champ libre aux intrus. Lors de la visite de l’auteur de ces lignes, des baigneurs étaient en train de se rafraîchir dans l’étendue d’eau de la sablière. Mais comme dirait le maire, même si l’accès y est interdit, ça au moins, cela ne dérange personne.

L’autre problème, c’est que ce va-et-vient entraîne aussi des excès de vitesse sur les routes environnantes.  « On tente de trouver des solutions. Il y a eu un blitz de surveillance par la SQ, mais on comprend qu’ils ne peuvent être partout. Et quand les citoyens appellent, le temps pour les policiers d’arriver sur les lieux, en supposant qu’il n’y ait pas d’autres priorités pour eux, il est souvent trop tard », d’indiquer le maire. Selon lui, la solution passe par le propriétaire du site. « Une barrière, c’est une chose, mais il faudrait qu’une personne soit affectée à la surveillance du site », croit le maire de Saint-Télesphore. Le propriétaire a tout intérêt à le faire, selon lui parce que si des constats d’infraction sont donnés, il doit se présenter en cour chaque fois. Sans parler des accidents possibles. Il y a toute la notion de responsabilité qui entre en ligne de compte. Dans un autre ordre d’idée, ce site est un endroit qui pourrait fort bien être exploité comme centre de plein air. « J’aimerais que la Municipalité en soit propriétaire. Il y aurait moyen d’en faire un bel aménagement », dit-il.

Faire ses devoirs

Le site appartient à Pavage Vaudreuil et son propriétaire Marc Sauvé, considère qu’il a fait tout ce qu’il y avait à faire dans ce dossier. Nous avons installé des pancartes en plusieurs endroits pour avertir les gens. La police a aussi été mandatée pour effectuer de la surveillance. Nous avons également installé une barrière pour empêcher les gens de passer, mais nous devons la réparer à tout bout de champ. Ça doit faire 40 fois qu’on la répare », révèle Marc Sauvé qui considère avoir fait ses devoirs.

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