Au tour de TransCanada

Transport pétrolier

Une soixantaine de participants, dont des élus des municipalités concernées par l’implantation de l’Oléoduc Énergie Est de TransCanada, de même que des représentants de la firme, se sont réunis en début de semaine pour discuter de différents enjeux liés au projet. La MRC de Vaudreuil-Soulanges était du nombre.

Un peu comme pour Enbridge, TransCanada envisage de faire passer du pétrole brut dans le sous-sol vaudreuil-soulangeois, environ 1,1 million de barils par jour. Pour ce faire, elle doit construire une nouvelle structure au Québec, notamment.

« Dès qu’il est question de transport pétrolier, la tragédie de Lac-Mégantic a démontré l’importance de faire preuve de vigilance. Qu’il s’agisse de protection de l’environnement, de sécurité publique, de retombées économiques ou d’acceptabilité sociale, les municipalités concernées par le projet d’oléoduc nous ont fait part hier de préoccupations des plus légitimes qui se doivent de trouver écho auprès d’Ottawa et de Québec, qui ont tous deux des responsabilités importantes à cet égard », déclare le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Richard Lehoux.

« Les risques potentiels liés à la mise en place d’un projet de l’envergure d’Énergie Est sont importants, notamment pour les ressources terre et eau. Pour cette raison, nous croyons qu’une étude environnementale québécoise permettrait d’entendre les préoccupations des citoyens. Ce travail aiderait le gouvernement du Québec à participer activement aux audiences de l’Office national de l’énergie et à défendre la population québécoise », ajoute le président général de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau.

Demandes conjointes

Si l’implantation de l’Oléoduc Énergie Est de TransCanada est de compétence fédérale, la FQM et l’UPA rappellent cependant qu’il existe au Québec des façons de faire qu’il importe de respecter en matière d’aménagement du territoire. Elles estiment que le gouvernement du Québec doit mandater le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour la tenue d’une étude sur les risques de l’implantation de l’oléoduc en sol québécois et sur l’acceptabilité sociale, de même que pour la proposition de mesures permettant de limiter les conséquences environnementales d’un tel projet.

Enfin, le gouvernement fédéral devrait, selon la FQM et l’UPA, s’assurer de la solvabilité de TransCanada, en plus de voir à ce qu’elle dispose des fonds nécessaires pour faire face à un incident majeur.

La force de l’expérience

La MRC de Vaudreuil-Soulanges a joué une part active lors des échanges sur le projet. En raison de leur expérience dans le dossier du pipeline d’Enbridge, ses représentants se sont penchés, devant leurs collègues et des employés de TransCanada, sur les répercussions d’un pipeline sur l’aménagement du territoire, une des compétences de la MRC.

« Certaines régions sont moins au fait de l’impact que peut avoir une telle infrastructure dans le développement. Concrètement, on ne peut pas construire à proximité d’un oléoduc. On doit prévoir tout cela », explique Simon Richard, conseiller en communication à la MRC.

Le cas Enbridge permet aussi d’établir des comparaisons. « L’attitude de TransCanada est bien différente, poursuit-il. Ses responsables montrent plus de transparence et ils sont enclins à se soumettre au processus du BAPE. »

Toutefois, les demandes de la MRC à l’égard de TransCanada sont les mêmes que pour Enbridge : un transfert du plan de mesures d’urgence et des garanties en matière de protection environnementale.

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