30 ans au service de ses concitoyens de Rivière-Beaudette

Micheline Sauvé a siégé une trentaine d’années comme conseillère à Rivière-Beaudette avant de décider de ne pas briguer de nouveau ce poste le 5 novembre dernier. Photo Stéphane Fortier

Micheline Sauvé a occupé un siège de conseillère municipale pendant 30 ans à Rivière-Beaudette et,  pour elle, il était temps, à 73 ans, de tirer sa révérence.

Passer 30 ans au service de ses concitoyens en tant que conseillère municipale est déjà exceptionnelle, mais en plus on parle ici d’une personne qui a été élue à une époque où les femmes étaient peu nombreuses à s’impliquer au niveau municipal. « J’ai été élue une première fois en 1987 et, dans la région, à ma connaissance, aucune femme ne siégeait sur un conseil municipal, rappelle Micheline Sauvé. Je connaissais beaucoup de monde à Rivière-Beaudette puisque j’étais impliquée comme bénévole et on m’a demandé si j’étais intéressée à me présenter », de poursuivre la conseillère retraitée.

La population était beaucoup moins nombreuse à l’époque, mais il y avait beaucoup de résidents en villégiature dont plusieurs sont ensuite devenus des Beaudettois pour de bon.

Ne possédant aucune expérience au niveau municipal, Micheline Sauvé a dû apprendre sur le tas.  Au cours de ses 30 années, elle a été impliquée dans plusieurs dossiers et a contribué fort activement à concrétiser un grand nombre. « J’ai travaillé sur les dossiers de la piste cyclable, du parc industriel, de la fusion entre la paroisse et le village et j’ai siégé sur le CCU (Comité consultatif d’urbanisme) », relate-t-elle. En ce qui a trait au parc industriel, Micheline Sauvé se souvient que parfois, il fallait jouer du coude avec d’autres municipalités pour attirer les entreprises.

Tentant la mairie?

En 30 ans, elle a dû affronter les suffrages des citoyens seulement à deux reprises et trois maires seulement ont occupé ce poste soit les Leroux, Brodeur et Bousez, qui vient justement d’être réélu. « Mais le poste de mairesse ne m’a jamais intéressé. J’y ai pensé, bien sûr, mais je préférais consacrer du temps à ma famille. Et puis, après tout, les décisions sont prises par les conseillers. J’aimais mieux être dans le camp de ceux qui décident que dans celui qui se voit imposer des choses », explique Micheline Sauvé.

Et au cours de ces années, est-il arrivé qu’il y ait eu du brasse-camarade dans la salle du conseil? « À l’époque du maire Brodeur, je me souviens que le dossier du développement d’un service des incendies avait causé un peu de grogne. Des citoyens étaient contre le fait que l’on se lance dans ce genre de dépenses », de raconter Micheline Sauvé.

Et quel genre de conseillère était-elle ?  « J’ai toujours été sévère en matière de dépenses. Bien sûr, il faut se développer, mais avec prudence. Il est mieux de conserver un taux de taxes le plus bas possible, selon moi », croit-elle.

Même si elle a pris sa retraite comme conseillère indépendante du siège 3, Micheline Sauvé n’a pas le temps de chômer étant vice-présidente de l’Âge d’or et des Repas partagés.

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