École Pierre-Elliott-Trudeau : parents mécontents

Un mère d’un jeune garçon fréquentant l’école Pierre-Elliott-Trudeau déplore la décision de la commission scolaire. Crédit Guillaume de Chantal
Un mère d’un jeune garçon fréquentant l’école Pierre-Elliott-Trudeau déplore la décision de la commission scolaire. Crédit Guillaume de Chantal

Éducation – Certains élèves qui fréquentent présentement l’école Pierre-Elliott-Trudeau auront peut-être à faire deux heures de route pour se rendre dans une autre école. Des parents déplorent cette situation.

Le tout est complexe. En 2002, la commission scolaire Lester B. Pearson inaugurait l’école Pierre-Elliott Trudeau à Vaudreuil-Dorion. Dès 2003, on y constate une suroccupation. La commission scolaire se tourne alors vers une solution temporaire: l’aménagement de classes dans des roulottes dans l’attente de l’agrandissement de l’école. Cette situation a prévalu jusqu’à tout récemment. En fait, les familles anglophones qui habitent au nord de l’autoroute 40 ne pourront plus envoyer leur enfant à l’école la plus près, mais plutôt à Hudson. Le trajet quotidien s’allonge donc de plusieurs kilomètres.

Mécontentement

Une résidente de Vaudreuil-Dorion dont le fils fréquente présentement l’école Pierre-Elliott-Trudeau trouve la situation déplorable. «¤ Nous habitons tout près de l’école. L’été, on y va en vélo. Si mon garçon est relocalisé à Hudson, il passera deux heures par jour dans un autobus¤ », explique la femme.
Pour montrer leur mécontentement, des parents ont lancé une pétition et ont requis une rencontre avec la commission scolaire. « Nous étions 200 et la commission scolaire n’a envoyé qu’un commissaire, poursuit la mère. Il faisait juste répéter qu’il comprend que la situation est fâcheuse, mais que c’est ainsi.»
Peu contente de cette réponse, elle s’est mise à la recherche de solutions. « La commission scolaire nous dit que la Ville de Vaudreuil-Dorion ne voulait pas reconduire leur permission pour les roulottes temporaires. Le maire Guy Pilon m’a assurée du contraire », relate-t-elle.

Point de vue municipal

Appelé à commenter cette situation, Guy Pilon confirme les dires de la mère qui préfère conserver l’anonymat. « Habituellement, la commission scolaire nous fait une demande de prolongation pour la permission. Nous avons aucune raison de refuser; c’est pour le bien des familles d’ici. Cependant, nous n’avons pas encore eu de demande pour l’année à venir », souligne le maire Guy Pilon.

Statu quo

Pour la mère, la solution est simple: la commission scolaire n’a qu’à faire une nouvelle demande de permission pour les classes temporaires. Cette solution donnerait du temps pour l’agrandissement de l’école ou la construction d’une nouvelle école sans brassage de structures.
Selon elle, rien n’est joué et une révision de la politique lancée par la commission scolaire demeure possible.
Au moment de mettre sous presse, la commission scolaire n’a pas retourné la demande d’entrevue de VIVA média.

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